lundi 16 novembre 2009

Y-a-t-il un Géotrouvetou dans la salle ?


Dans ce monde de surconsommation, un monde ou l’on épuise les ressources de notre terre, où l’on nous dit qu’il faut consommer toujours plus, ET économiser l’énergie. J’ai enfin trouvé LA solution pour réduire ma consommation et ma facture d’électricité sans m’attirer les foudres des voisins à cause de l’éolienne géante de mon jardin : Une machine à décibels !
Je ne sais pas ce qu’il en est pour les Mamans qui ont des filles, mais les garçons qu’est-ce que c’est bruyant !!!
Entre les grognements de dinosaures, les hurlements quand ils jouent aux pompiers, sans compter toutes les imitations d’animaux divers dont est friand mon Grand Monstrou en ce moment :  je rêve d’être testeuse chez Quiès !
«  Mais Maman, tu ne comprends pas, c’est normal de crier, les dinosaures quand ils se battent ils font du bruit ». ( on nous aurait menti ! l’extinction des dinosaures est en fait due à l’explosion de leurs tympans !)
Vu que le son se déplace (moins vite que la lumière certes), il doit forcément générer une énergie... voici donc ma solution pour devenir riche (et célèbre of course) : construire une machine qui récupère l’énergie des nombreux  décibels qui traversent mon salon chaque après-midi pluvieux.
Il y a juste un petit hic… je suis absolument incapable de monter un moteur (ne riez pas, vous non plus !) et encore moins un «  capteur de décibels ».  Mr Poux a beau être ingénieur, ce n’est pas son domaine. GARGLLL  moi qui me voyais déjà  demander comme certains la nationalité Suisse pour mieux y planquer mes deniers ( « j’oublierraiiiiii ton noooommm »)!
Une seule solution : retrouver le géotrouvetou des « Mickey parade » de mon enfance, ce gars un peu farfelu qui inventait toutes sortes de machines, déjà écologiques à l’époque.
Imaginez un capteur de décibels installé dans une cour d’école, sur le plafond d’une boite de nuit, une machine un peu comme celle du film «  monstres et compagnie » mais pour les cris. Ce n’est pas du développement durable ça ?
En attendant, je vais écrire de ce pas à Monsieur «  Doliprane » parce qu’à mon avis, mes monstroux devraient bénéficier d’un grand nombre de stocks options du labo  juste parce que, depuis leur arrivée, Mr Poux et moi avons triplé nos « ingurgitations » d’antalgiques anti maux de tête.

vendredi 13 novembre 2009

Tous des chochottes ?

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai bien l’impression que je ne vais encore pas me faire des amIS avec ce texte…En même temps je suis certaine que bien des dames se reconnaitront ou du moins reconnaitront leur époux, fils, collègue…
Inutile donc, de dire que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est purement fortuite, vous ne me croiriez pas !
Grand Monstrou est patraque, il avait au moins 37,8 ce matin, une excellente excuse pour rester au chaud à la maison avec moi, car qui dit température au réveil dit fièvre le soir… Ce qui est surprenant (est-ce vraiment le bon adjectif ?) c’est qu’il est tout à fait capable d’organiser une bataille de playmobils avec son frère mais que, dès que je le regarde il est tout « sloumpy-sloumpy ». (Cf : Claude Ponty).
Après avoir accompagné Petit Monstrou à l’école, mon grand malade était EPUISE, au point d’avoir besoin de se reposer sur le canapé, avec « s’il te plait Maman chérie » une petite vidéo. Pas de chance, ici la télé souffre d’une incapacité à s’allumer le matin mais comme j’ai quelques des tonnes de trucs à faire, j’ai EXCEPTIONNELLEMENT ressuscité l’appareil .
« Mossieur » est donc vautré allongé sur le canapé, sous une couverture et gobe devant regarde l’âge de glace 3. Ca m’arrange bien, je vaque à mes occupations, en commençant pas mon cheeeer aspirateur.

« Mais mamannnnnnnnnnn j’entends rien avec l’aspirateur »… SGROUMPFFFFF « désolée mon chéri, pendant que certains font du lard sur le canapé, y’en a qui bossent.. ».
Je travaillerais volontiers sur mes projets du moment mais comment se concentrer avec un mammouth et un paresseux ( la bestiole du film, pas Grand monstrou, rooo ) qui me crient dans les oreilles toutes les deux minutes.Nous arrivons à un compromis, il met en pause le temps que je finisse l’aspirateur et je promets de ne pas chanter à tue tête mon répertoire des années 80 pendant que je passe la serpillère ( giiirrrllss just want to have fuuuuuuun tadadaaaaa ).
Je remercie mon Grand Monstroux de tant de compréhension et de mansuétude à mon égard ( SIC) et je note mentalement que d’ici quelques années il sera prêt pour passer, à son tour, l’objet bruyant pendant que MOI je serai sur le canapé.
Le pauvre enfant est affamé (ben quoi ça creuse l’hyper-activité sur le canapé), pas de pot, je suis une vilaine Maman (mais j’assume) je n’ai pas de gâteau plein de cochonneries mais des quartiers de pomme pleins de vitamines ( et certainement de pesticides…) à lui fournir. L’avantage qu’il soit à l’article de la mort c’est qu’il n’a presque plus la force de râler, et grignote sa pomme à défaut d’autre chose.

Je ne peux pas lui jeter la pierre, il ne fait que suivre l’exemple de son père qui est mourant au premier éternuement ! L’autre soir, Mr Poux m’a même disputée car je n’avais pas vu au premier regard qu’il était bouillant de fièvre et perclus de courbatures. Et oui je dois admettre que malgré mes innombrables qualités, je ne suis pas voyante, et surtout mon chéri :
« ça fait deux semaines que tu tires une tête pas possible parce que tu es débordé de boulot ! Je n’ai pas fait la différence entre la moue du « concentré » à qui il-ne-faut-pas-parler-parce-qu’il-réfléchit et la moue de l’homme malade, affaibli, par une très très vilaine rhinopharyngite (au moins la rhino du siècle qui va détrôner la grippe A et tous les autres maux de la terre) ».

Ca me rappelle le petit copain de mon amie d’enfance (devenu son mari ,ce qui est la preuve qu’il a survécu). Dès qu’il avait mal à la tête, personne ne devait plus faire de bruit ou lui parler car il avait très certainement un anévrisme au cerveau. Lorsqu’il avait mal au ventre, c’était le cancer de l’intestin qui le frappait, ce qui à 25 ans est tout de même particulièrement rare. Au moindre bobo, il nous trouvait une explication médicale des plus drastiques et nous avions bien du mal à ne pas rire ouvertement de ses diagnostics farfelus.
Et c’est là que je vais perdre définitivement les rares lecteurs masculins de ce blog, en demandant : est-ce que vous êtes tous des chochottes ? Comment se fait-il que le monde s’arrête de tourner si vous avez la moindre petite quinte de toux ?

La dernière fois que j’ai eu la grippe (ok c’était pas la A, alors c’était rien !), j’ai conduit plus d’une heure dans les bouchons de Los Angeles, passé un entretien d’embauche et obtenu le poste (Je n’ose pas imaginer mon salaire si j’y étais allée sans fièvre !). En rentrant chez moi ( encore une bonne heure de bouchons), j’ai préparé les bagages et enchainé sur une nuit de vol pour Miami avec bien sur, un changement d’avion en plein milieu de la nuit et une course effrénée dans l’aéroport pour changer de terminal.
Combien de Mamans continuent de s’occuper de leurs enfants avec la grippe, la fièvre, une bronchite ? Combien de Mamans vont travailler en étant souffrantes parce qu’elles ont utilisé tous leurs jours « maladie » pour garder leur enfant malade à la maison ?
Je crois qu’on le sait toutes : les femmes sont plus fortes, plus résistantes que les hommes.
Mais alors, pourquoi leur avons nous accordé l’égalité ? oups, pardon ce sont eux qui nous l’ont royalement donnée ! Faut-il vraiment dire merci ?

mercredi 11 novembre 2009

Monsieur Poux et la discipline…


Lorsqu’il est fatigué, Grand Monstrou a tendance à passer ses nerfs sur nous tous, verbalement  pour son père et moi et physiquement pour son frère qui se fait pincer, frapper et j’en passe.
Comme donner une fessée pour expliquer qu’il ne faut pas frapper est un peu limite on envoie Grand Monstrou au coin ( désolée Belle-Maman je n’ai toujours pas compris comment je démontre qu’il est interdit de frapper en frappant mon fils…).
 Attention, je ne suis pas en train de dire qu’on ne donne jamais de fessée, mais je reste persuadée que les fessées soulagent  plus les parents qu’elles n’apprennent quoi que ce soit aux enfants. On s’est toutes dit à un moment ou à un autre : «  Purée que ça fait du bien ! » ou encore «  celle-ci tu la cherchais depuis des heures, là c’est fait ». Quoi pas vous ?
Si Grand Monstrou hurle à la mort dès qu’on le touche, genre on vient de lui arracher la moitié du postérieur ( fort heureusement il n’a pas le numéro de tel de la Dass), Petit Monstrou lui, fait de la résistance, il prend son regard contrarié, serre les fesses mais ne nous fera pas l’honneur de pleurer quelle que soit l’intensité de la fessée.
Pour toutes ces raisons, il a fallu être créatif pour discipliner un peu nos petits anges  qui caressaient l’espoir de faire leur loi chez nous.
On avait trouvé la super solution, en cas d’agression de Petit Monstrou ou de quelqu’un d’autre, Grand Monstrou était «  privé de Tututte ». Ca marchait plutôt bien, ça le contrariait très fort parce que figurez-vous que sans Tututte, le pauvre ne pouvait pas « fermer les yeux de toute la nuit » (comme ça ne l’empêchait pas de ronfler, j’en ai déduit qu’il arrivait à dormir quand même  donc je n’ai pas cédé !).
Dans le cas de Petit Monstrou, la punition était à double tranchant car lui est vraiment indisposé par l’absence de sucette  la nuit et me le fait savoir à grands hurlements  au beau milieu de mes doux rêves, de la nuit récupératrice dont j’ai tant besoin en tant que Wonder Mummy.
Après deux ou trois très mauvaises nuits j’essaie donc d’éviter d’en arriver à THE punition collective ou Petit Monstrou est privé de tututte et moi de mes heures de sommeil ( il se rendort beaucoup plus vite que moi le bougre !).
Pour Grand Monstrou c’est fichu, comme il nous l’avait promis, il a jeté sa sucette le jour de ses 5 ans et n’a même pas essayé de piquer celle de son frère depuis.  Bien que très fiers de lui (surtout après le sevrage raté de ses 4 ans), nous nous sommes retrouvés un peu «  à poil » pour les punitions.
C’est là que Monsieur Poux a remis au gout du jour le «  COIN », avec pour nouvelle consigne de compter jusqu’à trente. J’ai trouvé ça parfait pour les petites disputes de la journée car le temps qu’il compte jusqu’à 30, mon Grand Monstrou se calme un peu et évite ainsi d’arracher l’intégralité des cheveux de son petit frère.
Tout marchait bien jusqu’à ce que les deux monstroux se battent comme des chiffonniers, ( Petit monstrou à force de se faire taper dessus à développé un crochet du droit terrible !) Mr poux qui était là, est intervenu immédiatement «  Tout le monde au coin ! Et vous comptez jusqu’à trente ».
Et là Petit Monstrou déjà en position se retourne et lui dit «  Mais je ne sais même  pas compter jusqu’à trente, moi » . 
« Ben oui… c’est vrai quoi » dis-je en me tordant de rire ! «  Il n’est qu’en petite section le bonhomme ».
Bon le temps que Mr Poux remette ses fiches à jours (niak niak) nous avons bien rigolé mais maintenant je suis inquiète…
Est-ce que mon Petit Bélier, têtu comme une mule et en pleine période d’opposition ne va pas refuser d’apprendre à compter jusqu’à trente, uniquement pour ne pas aller au coin ??
C’est qu’il en est tout à fait capable le bougre !
Pourvu que Mr Poux ne décide pas de leur faire faire des lignes quand ils sauront écrire, ils ne voudront jamais plus rien apprendre !  Ce serait bien dommage car j’ai ramené toute une collection de Bleds de mes années au « lycée international de Los Angeles »  (ça pète hein comme nom !) et j’ai bien l’intention de m’en servir ( niak niak niak ). Quoi c’est ringard ? Un bon exercice de Bled vaut mieux que de copier cent fois «  je ne menace pas mon frère de lui faire avaler ses coucougnettes ». Non ?
Et chez vous ? Comment gérez  vous les enfants ? Les disputes, caprices et autres réjouissances de la parenté ?

lundi 9 novembre 2009

Pourquoi il ne faut pas mentir aux enfants !

Je l’ai déjà dit, j’ai toujours voulu avoir un frère ou une sœur. Je harcelais régulièrement mes parents pour savoir quand j’allais enfin avoir un compagnon de jeu. Las de mes incessantes demandes et très certainement en manque d’argument, Mamina m’a expliqué un jour que Papounet n’avait plus de petite graine pour faire un autre enfant.
Je devais avoir 5 ans lorsque cette explication technique à définitivement tué mes espoirs de n’être plus « enfant unique », plus de négociation possible, c’était sans appel : Papa n’avait plus de graine, c’était fichu. Déjà Peste, j’ai arrêté de réclamer constamment un frère ou une sœur pour rebondir sur un animal de compagnie, un chien, de préférence un gros !
Et là pas question de me dire qu’il n’y avait plus de graine, des chiens il y en avait partout autour de nous, et surtout ils se reproduisaient beaucoup plus vite que mon Papounet et sa carence en « graine ». ( et toc ! )
Quelques semaines plus tard, mon très cher Papounet m’emmena avec lui chez « mouche » le fleuriste-grainetier pour acheter des semis . FATAL ERROR !!! Me voici du haut de mes cinq ans dans un magasin plein de graines en tout genre et de clients. Pendant que Papounet faisait sa sélection entre fleurs, radis et autres graines j’ai demandé bien fort au vendeur :
« Vous n’auriez pas des graines pour mon Papa ? il n’en a plus pour me faire un ptit frère. »
A l’époque je n’ai pas compris pourquoi tout le monde avait trouvé ça très drôle SAUF Papounet, mais aujourd’hui je n’ai qu’une seule chose à dire :
« C’est bien fait ! Z’aviez qu’à pas me mentir NAN MAIS ! »
Depuis ce jour je sais qu’il ne faut pas mentir aux enfants et j’essaie toujours de dire la vérité aux miens car les rares fois où j’ai déguisé la vérité, tout comme pour Mamina et Papounet, ça m’est retombé dessus.
Et vous ? Vous avez des anecdotes de mensonges aux petits qui se terminent par une terrible honte comme mon Papounet ?

jeudi 5 novembre 2009

Des trucs de filles...


Si l’an passé Grand Monstrou assumait complètement son statut d’amoureux officiel de «  Mademoiselle », en grande section les données ont changé. Déjà, Mademoiselle n’est plus dans la même école, et bien qu’il soit toujours amoureux d’elle,  bien qu’il ait une ou deux remplaçantes sous la main ( aukaZou), il ne doit pas montrer qu’il est amoureux de quelqu’un.
«  Enfin Maman tu t’rends pas compte, les copains se moqueraient de moi ».
Non, justement je ne me rends pas compte et PAF je me prend un grand coup de vieux, parce que à mon époque ( non Petit Monstrou il n’y avait pas de dinosaures dans la cour quand j’allais à l’école), c’était vers les années collège que les petits mâles commençaient à ne plus assumer leurs relations.
Du coup mon grand dur à la sensibilité exacerbée est balloté entre ses penchants pour la gente féminine et la pression virile (machiste ? déjà ?) de ses copains.
Il y a bien cette nouvelle demoiselle qui lui plait bien et à qui visiblement il plait aussi, mais outre la timidité qui le retient, on se moquerait de lui s’il annonçait qu’il a une amoureuse. Pourtant la petite nouvelle à l’air fortement intéressée car l’autre matin, elle poursuivait mon grand Monstrou  dans la cour pour lui faire un bisou «  sur la bouche » et des câlins…. «  Des trucs de filles quoi… ».
Lorsqu’il m’a raconté ça, n’étant qu’une « fille » moi aussi, j’ai voulu m’instruire et savoir ce qu’étaient les «  trucs de garçons ».
«  Ben on parle des supers héros qu’on a chez nous, on joue à Spiderman, Ben10, à la bagarre, au judo… ».
Forcément un gars qui se promène toute la journée  en collants avec un masque sur la tête, ne peut pas avoir le temps de s’embarrasser avec des bisous et des calins !  Ceci dit, malgré mon manque d’intérêt évident pour batman et  les autres super-héros je suis gagnante puisque les bisous et les câlins de Grand Monstrou me sont désormais exclusivement réservés !
Aïe aïe aïe c’est le retour d’Œdipe à la maison, avec la volonté même pas dissimulée de Grand Monstrou de m’épouser un jour…On repart donc presque deux ans en arrière ou je devais expliquer tous les deux jours que » non, on ne peut  pas se marier avec sa Maman ». La seule différence c’est que maintenant je l’explique pour mes deux monstroux puisque Petit Monstrou aussi  m’a annoncé : «  Maman je commence à être amoureux de toi ».
Autant vous dire que la jalousie flotte à tous les étages de la maison, chaque bisou est calibré, comparé, les câlins doivent être identiques, les chatouilles avoir la même durée…
Oserai-je en jouer et négocier mes faveurs ?
« Le plus gros câlin à celui qui range le mieux sa chambre ! »
« Attention si vous n’obéissez pas, je fais grève de bisou ! »
J’avoue, c’est très tentant , mais comme je sais que dans un avenir plus ou moins proche, je n’aurai plus droit au bisou devant l’école, voire plus le droit d’aller jusque devant l’école ( « c’est la honte M’man »), je profite au maximum de la tendresse de mes deux jolis cœurs.
Pourvu que ça dure …

mardi 3 novembre 2009

Le doudou de Maman

Nous étions un jeune couple lorsque « Luce » est arrivée, un dimanche de délire, de fous-rires dans un « mall » américain. C’est son air triste qui m’a attirée et bien qu’elle soit rose ( couleur que j’exècre), j’ai délaissé sa sœur orange plus à mon gout, pour adopter cette peluche qui m’avait tapé dans l’œil depuis une vitrine.

Nous l’avons transportée partout, Hawaï, New-York, la Jamaïque, le Mexique etc. Chaque fois nous riions de voir que le personnel de chambre des hôtels où nous logions la reposait délicatement sur le lit refait. Une fois, une femme de chambre lui avait même confectionné un petit lit avec une serviette de bain et je suis sûre que tous se demandaient pourquoi un couple sans enfant s’encombrait d’un petit âne pour aller jouer les touristes amoureux.
Et puis les Monstroux sont arrivés, et Luce a été remplacée dans les bagages par des paquets de couches, de lait en poudre ou encore leurs doudous à eux. Elle ne partait plus que rarement en voyage, mais nous a suivis jusqu’en France pour trôner sagement sur notre lit.
C’est là qu’à commencé sa seconde vie, car elle n’était plus Luce mais « le doudou de Maman », celui qu’on emprunte lorsqu’on est malade, celui qu’on emporte avec soi lorsqu’on regagne son lit, celui avec qui on a le droit de dormir si on a un petit problème.
Parce que, bien que j’adoooore mes Monstroux, dormir avec eux signifie pour moi une nuit blanche. Grand monstroux me bourre de coup de pieds ou me « patoune » les cheveux comme si j’étais moi-même une peluche. Petit monstroux passe sa nuit à me demander si je dors, ou à me caresser ce qui est certes, fort agréable en temps normal, mais relativement pénible à 3h00 du matin.
Du coup lorsqu’un gros cauchemar interromps la nuit d’un de mes monstroux, celui-ci me rejoint dans mon lit ( allez comprendre, ce n’est jamais leur Papa qu’ils vont réveiller), on fait un gros câlin et une fois la frayeur passée : hop, retour dans son lit avec le doudou de Maman.
Pareil pour les fortes fièvres, les méchants virus et vilaines maladies, lorsqu’on est vraiment malade on a le droit de dormir avec Luce.
C’est à Luce que Petit Monstrou avait expliqué qu’il ne voulait pas faire pipi dans le pot parce qu’il aimait bien les papouilles de Maman sur la table à langer, et c’est Luce encore, qui a trouvé la solution : « si Maman passe moins de temps à changer les couches ou à nettoyer les pipis par terre, elle aura encore plus de temps pour les chatouilles et bisous sur le lit ».
C’est avec Luce que Grand Monstrou a passé plusieurs nuits à pleurer sur son premier amour déçu, en attendant que la demoiselle change d’avis et le reprenne comme « amoureux officiel ». (cf archive ci-dessous)
Le seul hic c’est lorsqu’ils sont malades tous les deux en même temps, là on est obligés de faire des « tours de garde », mais sinon je n’aurai jamais imaginé les supers pouvoirs de mon petit âne rose !

lundi 2 novembre 2009

Premier chagrin d’amour. (archive mai 09)

Au second trimestre de sa petite section, Grand Monstrou est tombé amoureux ( boum), ils ne se quittaient plus, nous entendions parler d’ELLE à longueur de journée et si jamais elle était malade, ça ne valait plus le coup d’aller à l’école.

Mademoiselle était très jalouse des deux autres amoureuses que Grand Monstrou se gardait « sous le coude », mais elle n’aurait pas du, dans le cœur de mon petit,elle était unique !

En septembre, à la rentrée : OUF ils étaient de nouveau dans la même classe et c’est reparti pour un tour et c’est devenu un petit couple officiel… Personne à l’école ne pouvait ignorer qu’ils s’aimaient.

Et puis Grand Monstrou à rencontré son meilleur copain et il a commencé à jouer a des jeux plus masculins…mais Mademoiselle « ça la stresse quand on joue aux pirates ». Premier accro à la lune de miel, vers le mois de décembre, Grand Monstrou et son meilleur ami ont décidé d’échanger leurs amoureuses. Je n’ai pas réussi à avoir la version des filles mais apparemment ce « transfert » convenait à tout le monde, sauf que Grand Monstrou était beaucoup moins amoureux de la nouvelle demoiselle.

En Février, Grand Monstrou est rentré de l’école souriant jusqu’au oreilles pour m’annoncer que Mademoiselle et lui c’était pour la vie !!! D’ailleurs ils allaient bientôt faire un bébé ( gargl) puisqu’il suffit de s’aimer et de se serrer très fort ( ouf ). La lune de miel a repris de plus belle, Mademoiselle allant jusqu’à faire un bisou à Grand Monstrou tous les soirs dans la classe avant de partir à la garderie.

Jeudi dernier Grand Monstrou est rentré très grognon de l’école mais ce n’est que le lendemain soir que j’ai su pourquoi … Mademoiselle a un nouvel amoureux, en plus « elle se range tout le temps avec lui » elle n’aime plus du tout Grand monstrou !


Que c’est difficile de voir son petit bonhomme de 4 ans et demi tout tristounet parce qu’il souffre de son premier chagrin d’amour… Bien entendu il fallait décider d’une tactique pour récupérer la belle ( car sinon il voulait que j’aille voir toutes les filles de sa classe pour lui trouver une amoureuse ).

Déjà, lundi Grand Monstrou dira à Mademoiselle que son nouvel amoureux n’est « même pas beau » (elle n’avait qu’à pas dire à ma merveille qu’elle ne l’aimait plus parce qu’il était moche ). Je lui ai précisé de ne pas le dire au nouvel amoureux, juste à Mademoiselle, je n’ai pas trop envie de soigner les bobos d’après bagarre en plus du gros bobo du cœur.


Ensuite, il dira à Mademoiselle qu’il s’en moque qu’elle ait un nouvel amoureux car lui des amoureuses : il en a par centaines.

Bon je sais ça n’est pas très joli de mentir mais là franchement après ma formation accélérée de dinosaures, playmobils et pâte à modeler je n’étais pas du tout préparée à jouer les Macha méril !