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mercredi 10 février 2010

Le Yoga ne me détend pas !


Quand nous vivions aux Etats-Unis j’étais membre d’un club de gym, le célèbre YMCA qui je vous rassure,  est ouvert à tous même si on n’arrive pas déguisé en policer, cow-boy ou autre membre des «  village people ».
Deux fois par semaine j’assistais à une classe de «  pilates »  une gymnastique  basée sur des étirements musculaires pour renforcer notre équilibre, notre souplesse et notre force.  Là bas j’ai pu constater qu’à défaut d’être forte, j’étais relativement souple et pourvue d’un bon équilibre ( ils n’ont jamais testé l’équilibre mental c’est pour ça !).
Durant l’une de mes tentatives de me débarrasser de mon addiction à la cigarette, je n’étais pas ce qu’on pourrait appeler un modèle de  sérénité. ( Et non pas zénitude comme on serait tenté d’écrire pour se moquer). Mes copines m’ont conseillé d’essayer le yoga,  pour me détendre un peu et m’aider à passer ce cap difficile, ou j’ai « fumé » absolument tous les «  bics » de la maison et ingurgité une bonne dizaine de crayons de bois quand je sortais enfin ma cuillère du pot de nutella !
Désespérée D’un esprit ouvert et curieux j’ai bien évidement sauté sur l’occasion pour essayer quelque chose de nouveau.
Me voici donc en tenue dans la même salle que pour les pilates, sauf que la «  prof », le « coach » est pour cette classe, une frêle mamie d’au moins soixante dix ans. Bien évidement je SAIS qu’on n’est pas là pour se secouer et bien évidement je n’ai absolument rien contre les personnes agées,
sauf que celle-ci m’a horripilée dès qu’elle a ouvert la bouche !
Elle parlait tout douuuuuuuuceeeement, comme si le fait qu’on s’endorme à mi-phrase en attendant qu’elle la termine allait nous rendre plus calmes. Ensuite elle nous a fait faire des exercices de respiration ! Ca commençait mal puisque  je ne sais pas respirer !
Je n’ai jamais su ! Je ne respire que par la bouche ce qui évidement n’est pas un problème  dans la vie courante sauf si l’on veut jouer de la flute traversière (j’ai tenté et j’ai du arrêter les cours que je terminais systématiquement violette, au bord de l’asphyxie et je suis restée pianiste).
En fait c’est aussi un problème si on veut faire du yoga parce que respirer correctement me demande un effort. Et  pendant que  je suis concentrée sur l’air qui dois pénétrer par mon nez, gonfler mes poumons, mon ventre et tout le toutim, je ne peux pas me tortiller dans tous les sens façon ver de terre qui aurait quitté sa motte pour le bitume froid et hermétique du bord de la route.
Bon déjà, je n’avais visiblement aucune compétences innées pour cette activité, contrairement à ma voisine, sortie tout droit de woodstock, la même dégaine que Tony Colette dans «  about a boy » ( pour un garçon). Elle a passé la moitié de la classe sur la tête dans la position du… zut j’ai oublié le nom… enfin imaginez un poireau tout seul dans son champ ben c’est ça, voilà !

La Mamie- au-ralenti m’énervait de plus en plus à parler si lentement qu’on avait l’impression qu’elle avait fait une overdose de tilleul-passiflore et j’ai commencer à pester contre elle au lieu de me détendre.  Quand j’ai eu des pulsions sadiques avec une forte envie de lui mettre les doigts dans la prise pour lui faire accélérer sa diction j’ai compris que le yoga n’était pas fait pour moi !
Je me suis relevée en essayant de ne pas déranger la trentaine de nanas  en train d’expirer avec application pour expulser leurs tensions un peu comme des otaries échouées sur le sable, et j’ai quitté la classe.
En sortant je me suis jetée sur le premier starbucks du coin de la rue, je me suis offert un bon café et j’ai taxé une clope à un vendeur qui faisait sa pause au coin du trottoir.
Oui je sais c’est pas « joli-joli », ce n’est pas bien du tout du tout mais ces deux excitants cumulés m’ont beaucoup plus détendue que la mamie à deux de tension qui endormait animait la classe de yoga.
Depuis j’ai découvert que ce qui me détend le plus c’est de taper comme une malade sur un personnage fictif avec la Wii, j’en ressors totalement défoulée et donc détendue ! Surement un peu aussi parce que je suis complètement lessivée d’avoir sautillé sur place en moulinant les bras comme une débile dans mon salon et en injuriant ma télé.
Chacun son truc… Sauf qu’il faudrait que je pense à fermer les volets parce qu’il me semble que les voisins me regardent de plus en plus bizarrement depuis que je fais de la boxe avec la wii…

mardi 17 novembre 2009

J'irai bien me recoucher !


C’est une pluie battante qui m’a sortie de rêves étranges et bizarres. Le genre de tempête qui fait qu’on éteint son réveil et qu’on remonte la couette. Mais non, j’ai pris mon courage à deux mains entre deux doigts ( c’est vous dire s’il était mince) et je me suis levée.
Petit Monstrou était déjà réveillé, je l’ai supplié de me laisser prendre au moins une tasse de café avant de s’agiter, je lui ai servi son chocolat au lait et je suis partie avec mon café, mon ordi pour les 2 mn qu’il m’avait royalement accordées.
Je n’ai effectivement pas trainé car je ne sais jamais ce qu’il va inventer et j’ai bien fait !! Monsieur avait ouvert en grand toutes les portes-fenêtres du salon pour « faire de l’air ». J’ai respiré un grand coup le bon air bien frais et pris sur moi pour ne pas m’énerver tout de suite, en expliquant qu’en effet il était excellent d’aérer la maison, juste pas à 7H15 du matin quand le chauffage fonctionne.
Ensuite a commencé une heure trente de négociations en tous genres et de guerre ouverte avec Petit Monstrou qui a été absolument INFECT ! Je devrais être fière, celui-ci sera un vrai « pestouillon » vu les capacités qu’il a déjà, mais sincèrement, là, ce matin, l’agacement l’a emporté sur la fierté de Maman.
Négociation pour s’habiller ( non tu ne peux pas aller à l’école en pyjama), pour déjeuner ( non, ta pomme n’est pas un rasoir, ne la frotte pas sur tout ton visage), pour se brosser les dents ( essayez un peu de brosser les dents d’un enfant qui garde la bouche fermée), pour mettre les chaussures et même pour emmener « doudou et Papoum » à l’école.
A la fin, j’ai cessé de négocier, d’expliquer, de jouer à la wonder Mommy, j’ai enfilé mon costume d’autocrate, hurlé bien fort et imposé ma loi… J’ai déposé tout mon petit monde à l’école ( alléluia !), en bénissant Sainte Peste qu’on soit mardi et non pas mercredi. Bonnn la terreur est avec sa maitresse adorée, avec qui il est « charmant » ( SIC), "coquin" ( reSIC), je vais repartir du bon pied et vaquer à mes occupations .
Mais le résultat de tant de conflits est là : il est 9H10 et je suis déjà épuisée, horripilée, énervée, stressée… Je suis rentrée dans une maison où le petit déjeuner est resté quasi intouché sur la table (adieu bonnes résolution de partir avec une table propre) , où des piles de linge propre et sale m’attendent, où les playmobils ont organisé une boom dans le salon avec Grand Monstrou pendant que je gérais les caprices de Petit Monstrou ( bon sang mais pourquoi ai-je tout ramassé hier soir ?).
Il fait si gris que j’ai du allumer le salon, et là je me dis : j’irai bien me recoucher ! Ca fait bientôt 5 ans que j’en entends des vertes et des pas mûres sur les femmes au foyer qui se la coulent douce, qui ont tout leur temps etc. ( N’est-ce pas Céline ?). Pourquoi ne pas entrer de plein pied dans le stéréotype, oublier le linge, le ptit dèj et autres réjouissances du jour et filer sous ma couette avec un bon bouquin ?
Non, je ne vais pas y arriver, j’ai une meilleure idée, je vais me faire couler un bon bain chaud et me DETENNNNNDRE. Depuis deux ans que nous sommes arrivés dans cette maison, je donne des bains tous les soirs (ou presque) mais je n’en ai jamais pris un seul (n’en concluez pas que je ne me lave pas !). Le hic c’est qu’à partir de 9H00 le chauffage s’arrête et la température de la maison descend doucement jusqu’à ce que je fasse un feu. Mais là, non j’ai la flemme de vider l’insert, d’aller chercher du bois, de balayer ensuite toutes les cochonneries ramenées avec le bois…
Non il faut que je me chouchoute tout de suite ! Un ptit bout de chocolat peut-être ? Même ça, ça ne me tente pas, l’heure est grave !
Tiens ce qu’il faudrait c’est que je fasse un peu de gym avec la musique à fond, histoire d’évacuer tout mon stress et de signaler à mes abdominaux qu’ils sont censés bosser un peu ( EUX !). J’ai retrouvé récemment mon DVD de gym « Pilate », je l’ai posé délicatement à coté du lecteur DVD, mais ce coquin n’a jamais eu l’idée de sauter seul dans le lecteur et de se mettre en marche. Du coup, j’ai l’abdo mou et la cuisse flasque, les seules chose que je muscle sont mes jolis petits doigts sur mon clavier et tout de même, mes biceps parce que la corvée de bois, ça marche du tonnerre pour eux !
Bon, mais là pour la gym, ça ne va pas être possible, j’ai mal au dos, j’suis raplapla et surtout absolument pas motivée !
Ca m’eneeeerve encore plus d’être molle comme ça, de n’avoir encore rien commencé, de n’avoir envie de rien : gare, la déprime de Novembre est proche.
Je ne peux même pas appeler Super Copine, elle bosse et surtout je lui dirai quoi ? « ça va pas trop, mais y’a pas de raison ? »

Alors aux grands maux, les grands remèdes : Je mange une pomme ( vitamines, fibres etc) et une clémentine ( même combat), je me fais un ptit coktail zen : une ampoule de Cohobat d’Angélique pour retrouver ma sérénité, une pastille de « rescue » de fleurs de Bach  , j’ai ouvert mon Youtube perso avec toute la daube des années 80 de ma playlist et surtout je suis posée devant ma lampe de luminothérapie : mon ptit soleil perso.
Chaque automne c’est la même chose, particulièrement depuis que j’ai vécu en Californie ou le soleil est présent 350 jours sur 365, je manque de soleil et j’ai tendance à voir tout en gris. Du coup l’an passé Mr Poux , (pris de pitié, ou ne voulant plus supporter mon humeur de chien dans ces cas-là) m’a offert une super lampe, devant laquelle il suffit de rester trente minutes pour prendre sa dose de soleil.
Oubliés linge, aspirateur et humeurs des Monstroux, je profite de mon immobilité pour avancer sur mon projet du moment, pour recopier les archives de l’ancien blog sur celui-ci, pour lire ceux des copines… Et devinez quoi, je vais peut-être même insérer le DVD de gym dans le lecteur pour aller me secouer un peu tellement ça m’a fait du bien cette dose de soleil.
Et vous ? Vous faites quoi quand vous êtes raplapla ?

mardi 12 mai 2009

Un moment de pur bonheur ...

N'ayant toujours pas retrouvé la droite, ni la mobilité nécessaire à l'accompagnement de mes monstroux dans leur chasse aux ogres ( tigres, chauve-souris et autres créatures qui peuplent ma maison si si ! ) j'ai décidé de m'offrir un massage.

Mais attention, pas n'importe quel massage, un massage ENERGETIQUE madame :-)

J'y avais déjà gouté car, bien que vivant au fin fond de la beauce, j'ai la chance d'avoir la spécialiste dans mon " village" ( pardon à Mr le Maire qui parle de ville... mais après 7 ans à Los Angeles votre sympathique bourgade me semble bien  minuscule).

Comme à chaque fois ce fut un moment de pur bonheur, Nathalie Mérigout professionnelle des techniques de soins Chinois a des doigts de fée !! Force quand il faut décoincer, douceur pour soulager, tout y est pour détendre, relaxer mon dos si contrarié. Ajoutez à cela une conversation fort sympathique avec quelqu'un de très ouvert et très cultivé et c'est une heure de paradis que j'ai passé ce matin dans son cabinet.

Le seul hic c'est que je suis tellement détennnnndueeeeeeee que je n'ai RIEN fait depuis mon retour... mais c'est normal, quand le corps relache sa tension, que le stress s'évacue, on ressent toujours une petite baisse de pression... Et puis n'est-ce pas cette même pression qu'on se met chaque jour qui tord nos muscles, contracte nos dos et nos abattis ?

Donc avant de retrouver mes activités trépidantes de Wonder-Mummy je tiens à  préciser que si vous êtes interessés par le Feng Shui c'est aussi à Nathalie qu'il faut s'adresser puisque c'est une spécialiste de cet art d'harmoniser votre intérieur pour une meilleure circulation des énergies ( Shi).

A bon entendeur ...