veuille bien me soigner.
Courte nuit donc, peuplée des pets sonores et putrides de la Mamie d’à côté, avec un réveil à 6H00 pour les prises de température, tension (tête) etc.
Distribution du petit déjeuner : «on vous donne juste un petit café parce qu’on ne sait pas quels examens vous allez avoir aujourd’hui ». Vous appelez ça du café ? Je m’habille et je file visiter l’hôpital à la recherche d’un VRAI café !
« mais où allez-vous encore Mme S. la chef de service va passer vous voir ce matin, ne vous éloignez pas trop ». Très sincèrement il est à peine sept heures du matin, je doute que la chef de service, toute chef qu’elle est, soit déjà en train de déambuler dans les couloirs de son service …
D’ailleurs j’aurai le temps d’avaler l’intégralité du café soluble du distributeur, de fumer un demi-paquet de cigarettes et d’appeler trois fois chez moi pour donner mes instructions à Mr Poux avant de voir le bout de son nez !
Ca commence mal, je déteste les gens trop sûrs d’eux, en plus ça fait trois heures que j’attends qu’on me soigne et surtout qu’on me RENVOIE chez moi ! Elle fait les présentations d’usage, regarde mon dossier et me demande « je vois que vous êtes atteinte de la maladie Cœliaque, vous êtes suivie par qui ? »
C’est là que j’ai su qu’elle devait être la mère supérieure d'un couvent hyper strict, dans une ancienne vie, car elle me fusille du regard et prend la voix de Mme Olson dans ses plus mauvais jours, pour me demander « mais enfin, comment se fait-il que vous ne soyez pas suivie ??? ».
« c’est une maladie incurable, il n’y a pas de médicaments, juste un régime à vie ( SIC) pourquoi voulez-vous que je me fasse suivre ? Vous avez découvert un traitement ? ( et toc !)».
NE JAMAIS PROVOQUER un docteur juste avant une auscultation ! Tout en m’expliquant pourquoi j’aurais du creuser le trou de la sécu, en faisant chaque année, des analyses pour vérifier que je suivais bien mon régime, elle me malaxe le ventre pour trouver où j’ai mal. Elle trouve rapidement et prend un sadique plaisir à pétrir encore plus fort dès qu’elle
repère un point sensible.
mise.
Je suis anéantie, je n’ai pas DU TOUT envie de rester là, j’appelle chez moi pour prévenir que ça n’est pas gagné pour rentrer dans la journée. Mr poux tente vainement de me remonter le moral, il y parvient finalement sans le faire exprès : il n’a rien pu faire de ce que je lui avais demandé « tu comprends, avec Petit Monstroux dans les pattes, je n’ai pas le temps ».
« Mais bien sûr mon chéri, tout le monde sait (et surtout toi maintenant ) qu’il n’est pas aisé d’être femme au foyer ( niak niak niak) ».
En attendant les examens promis, je déambule dans les couloirs, je suis même allée demander au service « télé, téléphone » s’ils n’avaient pas un abonnement wifi pour les chambres que je puisse au moins surfer sur le net pendant que la Mamie d’à coté regarde ses séries « savonnettes ».