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mardi 27 avril 2010

Sept

Sept nains ? Sept jours de la semaine ?  Sept planètes ?

Non, j’ai piqué ce tag chez Océane (Miss Anti-espadrille) pour parler de sept choses que j’aime.
J’aime l’océan, la mer, les vagues : A 17 ans j’ai eu l’immense chance de partir pour un mois sur une goélette pour contourner l’Espagne, je me suis enfin rendue compte par moi-même  que la terre était ronde car lorsqu’on est au beau milieu de l’océan et qu’il n’y a rien QUE l’océan, ça se voit. J’ai été totalement envoutée par une tempête, durant laquelle il fallait absolument protéger le bateau, accéder à une petite île pour s’amarrer fermement en attendant que ça passe. Hypnotisée par la violence des vagues deux minutes après le grand beau temps, je me faisais houspiller par les adultes pour ne pas rester dans le «  carré » car c’était dangereux.  Un bref instant j’ai compris l’amour des marins pour cet océan nourricier si beau mais aussi si dangereux. C’est un amour vache aussi car je serais bien incapable de naviguer,  et si je peux encore ressentir l’excitation, l’envoutement limite psychotrope de ce vent, de cette mer déchainée, je sais que seule sur un bateau au milieu d’une tempête, je me poserais  juste pour admirer, je serais absolument incapable de me sauver.
Et en plus je n’aime pas le poisson…
J’aime lire : c’est beaucoup moins dangereux que de prendre la mer mais tout aussi libérateur. Peu importe ce qui se passe dans ma vie, si elle est belle ou pénible, j’ai toujours au moins deux livres en cours de lecture.  Je lis TOUT, les grands classiques, les policiers, les romans, les BD, les mangas, les blogs bien sur, et même bien souvent des documentaires histoire de garder quelques neurones actifs après 5 ans de cessation d’activité rémunérée gestion intense de mon foyer. Ce n’est même pas une passion c’est un besoin, Mr Poux s’étonne encore que quelle que soit l’heure à laquelle je me couche, j’attrape systématiquement mon  livre de chevet, quitte à ne lire que deux pages, quitte à m’endormir dessus, je ne termine AUCUNE journée sans lire.
J’aime la langue Française : et ses figures de rhétorique, ses jeux de mots et sa richesse infinie. J’aime créer l’ambigüité, le doute voire un sourire juste en jouant avec les mots. Par contre, je ne fais jamais de mots croisés, fléchés, cachés… ça me gonfle au plus haut point, j’ai l’impression de perdre mon temps. Appelez moi prétentieuse, vieux-jeu ou élitiste, mais j’ai énormément de mal à correspondre avec quelqu’un qui ne connait pas l’orthographe et je ne peux pas lire un blog bourré de fautes, ça me fait mal aux yeux ! Je renie totalement la réforme sur l’orthographe de 1990 et si mes enfants me demandent des « Zaricots » ils peuvent jeuner !
J’aime le chocolat : presque tous les jours, presque toutes les sortes, et j’emmerde  j’ignore ceux qui disent que les vrais amateurs de chocolat le consomment noir (d’abord on dit «  de couleur » pour rester politiquement correct ).
J’aime mes monstroux, ma famille : pas forcément tous les jours d’ailleurs !  j’aime leurs sourires, leurs voix, leurs odeurs (et certains sentent plus fort que d’autres mais je ne citerai pas de nom !), leurs câlins et même  leurs larmes salées, collantes ou bien simulées…
J’aime les siestes : ces petits moments  volés  à une journée de dingue, passée à courir dans tous les sens pour rattraper le temps qui, de toute façon, ne s’arrêtera pas. Ou encore la sieste imposée par la digestion lente et difficile du dernier gros repas de famille. La sieste à l’ombre d’un pin espagnol dans un hamac avec ou sans bouquin et de préférence sans insecte.  Les siestes coquines, cochonnes et crapuleuses où l’on fini tout de même  pas s’endormir épuisés de plaisir. Et enfin les siestes réparatrices, lorsqu’on passe une mauvaise journée et qu’on décide de se recoucher pour «  annuler » et repartir du bon pied , trente minutes, une ou deux heures après. Je suis atterrée, traumatisée, désespérée que Grand Monstrou ne veuille plus en faire car je vais du coup, devoir m’en passer.
Et enfin  j’aime râler, pester, enquiquiner, bouder, argumenter, négocier, faire chier… c’est même ce que je fais le mieux ! Bien entendu ça ne m’apporte pas que des amis mais ça présente l’avantage que les rares qui sont restés, les rares qui m’ont jusque là supportée, ceux là sont des VRAIS ! Et je les aime aussi !

D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup râlé aujourd’hui… Et si je faisais plutôt les SEPT choses que je n’aime pas ?

dimanche 28 mars 2010

ma femme est une blogueuse

Tout a commencé avec la semaine des "mollets poilus" chez Angie lorsqu'elle a décidé de faire passer un questionnaire aux conjoints des blogueuses. Jusque là j'étais tranquille, elle ne me connait pas ni mon blogounet, encore moins mon Poux et elle ne pouvait donc pas me "taguer" ( m'envoyer la question en faisant gentiment un lien vers mon blog pour ses lectrices-teurs).

J'ai soupiré de soulagement lorsque j'ai vu que Bbflo taguait à son tour quelqu'un d'autre que moi, mais j'ai eu le tort de le dire trop fort et PAF, c'est  lagrenouille qui m'a refilé le bébé !

Saperlipopette !! Voilà que j'allais devoir communiquer avec mon Poux et un dimanche en plus ! Heureusement, nous avons été sauvés par la technologie et de bon matin je lui ai fait parvenir un petit mail, moyen le plus sûr d'entrer en communication avec lui avant l'absorption de son premier demi-litre de café.

A ma grande surprise, il a répondu  au questionnaire avant midi  et comme l'avait envisagé Angie, ses réponses ne correspondaient pas vraiment à ce que je pensais qu'il dirait/pensait !

*      As-tu toujours connu ton conjoint blogueur ?
 
 => Non
 
Vas-y mon chéri, jusqu'ici tu as juste ! 
 
*   Est-ce que ça a changé quelque chose sinon est ce qu'il/elle t'en a parlé dès le début ?

 => Cela n'a rien changé de fondamental pour moi. En revanche, le caractère social de ce blog est indéniable pour elle. Oui, elle en a parlé très vite.
Avis aux lecteurs : il veut dire par là que je danse la gigue dans mon salon dès que j'ai un ptit commentaire... à vos claviers !
 
* Comment juges tu le fait qu'il/elle raconte sa vie (entre autres) sur le net, et que des gens s'y intéressent et répondent ?
 
 => C'est une fenêtre ouverte sur l'extérieur, un exutoire dans le sens positif. Voir certaines situations d'ordre privé livrées à des gens (connus ou inconnus) peut avoir un aspect gênant, voire vexant.Cela dépend surtout de la finesse du blogueur et de ses qualités de narrateur, plus que de son objectivité.
 
Mon Chéri, pour la paix de notre ménage, il n'est peut-être pas nécessaire que tu lises les 75 textes que tu as raté depuis Septembre :-) ( et c'est quoi d'abord l'objectivité ?)
* Qu'est ce qui t'énerve le plus dans sa pratique du blog ?
 
 => Rien d'énervant en soi.
 
En effet... comme dit plus haut... t'as pas tout lu.. OUF !
  
 * A l'inverse qu'est ce que tu apprécies ?

 => L'humour de ses posts en général, la véhémence de ses billets d'humeur.
 Son interprétation personnelle de faits connus, mais vus sous un angle différent, prête à réflexion
 
Rooo il cause bien en plus mon Poux !! Tu reprendras bien un peu de dessert ? Tu viens de gagner 10 points de vie !
 
* Aimerais tu participer à ce blog ? et si oui, as-tu déjà eu le droit d'y écrire ?

 => J'ai un droit permanent de réponse et de participation au blog.
 Je ne le fais pas faute d'en prendre le temps plus que par manque d'intérêt
C'est gentil ça, 10 points de vie supplémentaires :-) 
 * As-tu un message à faire passer à des gens dans ta situation, et veux tu profiter de ce tag pour dire quelque chose à ta/ton blogueur/euse ?

 => Encouragez ce mode d'expression, il est bénéfique en tous points tant qu'il ne remplace pas la communication du couple.
 Un message à ma blogueuse préférée ? Continue ma pestouille, j'aime ce que tu écris  :-)  

Oupss bon là je vous laisse, il a gagné une ptite gaterie !
 
Mais avant de partir, je fais tourner le tag et j'invite Madame Kévin  et Carole à questionner à leur tour leurs chéris .

dimanche 17 janvier 2010

Légèreté…


C’est un tag de Madame Kévin qui m’amène à parler de légèreté ce matin.
Légèreté : nom féminin, caractère de ce qui est léger… synonymes :  agilité, délicatesse, désinvolture, enfantillage, étourderie , frivolité, futilité, grâce, imprudence, inconduite, sveltesse, virtuosité.
La légèreté est à la mode, elle est partout…  Les crèmes  sont allégées, les yaourts, les quiches, les mannequins … En même temps pour rentrer dans du 34 mieux vaut ne manger que des trucs allégés, édulcorés et bien souvent dénaturés. D’une part ça ressort mieux, d’autre part il ne faudrait pas déformer les  quiches représentantes de ce qu’on devrait être avec des …formes !
Personnellement, je trouve que si on doit cuisiner avec de la crème fraiche autant qu’elle soit bien épaisse et savoureuse, mais bon je n’ai pas spécialement  de problème de poids et surtout je n’ai pas du tout l’intention d’aller me montrer en maillot de bain  à la télé pour vendre une paire de lunettes ou des assurances…
La légèreté c’est aussi la secrétaire qui t’annonce que tu as une maladie incurable  fort pénible et qui enchaine sur « bon week-end »… Là  il faut une bonne dose de désinvolture  pour ne pas lui souhaiter qu’elle soit étouffée par sa grande délicatesse.  Délicatesse que l’on retrouve donc  dans les synonymes de légèreté… sauf  dans ce cas !
Ça pourrait être aussi l’amie qui te qualifie de « schtroumpf grognon » lorsque tu te demandes pourquoi tu collectionnes les maladies orphelines et/ou incurables, les mauvaises nouvelles paraissent  toujours plus légères pour les autres…



Non la légèreté c’est le pissenlit qui s’envole lorsqu’on souffle dessus pour le plus grand bonheur des monstroux… C’est la mousse du bain qu’on s’étale sur le menton pour avoir la même  barbe que Papounet, c’est le flocon qui atterrit sur une petite langue sortie à temps et qui fond instantanément, ou la barbe à Papa qui colle aux doigts.
Et puis la légèreté, c’est relire un roman de Françoise Dorin, se dire qu’on va être raisonnable et ne pas le terminer au beau milieu de la nuit, surtout qu’on l’a déjà lu dix fois… et se coucher à deux heures du matin, crevée mais enchantée, revigorée par sa plume si légère qu’elle a entrainé avec elle tous nos soucis.
Merci !

lundi 11 janvier 2010

Ikigami : Mes dernières 24 heures !


Mais non je ne suis pas en train de vous écrire que je vais me jeter par la fenêtre … De toute façon même si c’était le cas, vu la dose de neige qu’il y a autour de la maison le pire qui puisse m’arriver, serait de me geler les fesses !

C’est en rapport avec le second Manga que j’ai dévoré : IKIGAMI ( préavis de mort) de Motorô Mase
L’ikigami c’est la notification que l’on reçoit au japon lorsqu’il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Car là-bas ils ont mis en place un système de vaccination systématique des enfants ( à tous les coups c'est eux qui nous ont refourgué M'ame Bachelot !!) et un petit pourcentage d’entre eux ne dépassera pas les 25 ans ! pourquoi  ? Parce que, dans certains vaccins a été ajouté une capsule qui provoque la mort par infarctus. L’argument principal de l’état c’est la « prospérité nationale » ( sgroumpf) et le fait qu’avec un tel couperet sur la tête on est obligé de bien vivre sa vie, bien étudier, être bon … être docile est aussi fortement apprécié dans ce contexte car celui qui oserait critiquer la procédure se verrait immédiatement dénoncé et recevrait la piqûre contenant la capsule dans les heures qui suivent.
L’histoire nous montre donc plusieurs personnes, et leurs diverses réactions face à la réception de l’IKIGAMI.  Précisons que la famille de la personne euthanasiée, recevra une pension compensatrice si et seulement si, le « mourant » n’a pas pété les plombs devant son préavis de mort et commis plusieurs crimes ( assassinat, critique ouverte de l'état..)
On découvre ces jeunes gens à travers le livreur d’Ikigami qui se pose beaucoup de questions sur la validité de ce génocide alléatoire, au point que son supérieur hiérarchique est obligé de le prévenir que s’il doute trop du bien fondé de l’administration autocrate d’une telle capsule il sera piqué à son tour.( parce que c’est bien de ça qu’il s’agit … on pique un certain pourcentage de gens sous couvert de prospérité nationale).
Voici donc un manga fort intéressant donc la terrible fiction nous pousse à la réflexion .
Qu’est-ce que je ferai s’il ne me restait plus que 24 heures ?  Et bien vous le saurez demain …
 Et vous que feriez vous ?   et hop  je «  tague » donc Océane, Sandra et Madame Kévin pour savoir ce qu’elles feraient elles, si elles n’avaient plus que 24 heures à vivre.
A demain donc,  si vous le voulez bien !