samedi 27 mars 2010
Paroles de Monstroux
samedi 20 février 2010
Le pain perdu de la culpabilité. J -1
dimanche 31 janvier 2010
Enfin le dernier jour !
mardi 12 janvier 2010
Si je n’avais plus que 24 heures… Chronique d’une mort annoncée
C’était ma grand-mère qui m’avait envoyé cette citation sur une superbe carte avec un beau coucher de soleil. Déjà à l’époque je me doutais que l’auteur souhaitait par là qu’on soit « bon », qu’on fasse les choses bien, juste au cas où on disparaitrait juste après.
Ceci dit, j’avais déjà mes doutes à ce sujet… qui ferait de son dernier geste une rédaction de Philo ? Un devoir de maths ? Bref, chaque fois que je regardais cette carte de ma Grand-mère je prenais un retard pas possible pour préparer mon bac…
Aujourd’hui, avec la quarantaine qui approche ( mais non pas à grand pas !), mes perspectives ont changé, mais pas vraiment ma réaction à ce genre de maxime…
Si donc je recevais l’IKIGAMI et qu’il ne me restait plus que 24 heures à vivre, je lâcherais mon aspirateur, ma panière de linge, je cesserais la lutte quasi-permanente contre le bazar qui habite chez moi… ( ou c’est moi qui habite chez lui je ne sais plus là…)
Nan c’est décidé, si on me livrait l’IKIGAMI je n’ouvrirai pas la porte ! Et vous ? Que feriez-vous ?
vendredi 8 janvier 2010
Une bouffée d’hormones.
Et ça tombe plutôt bien car avec trois mâles à la maison, mon univers est plutôt masculin, jusqu’au siège des toilettes qui n’est JAMAIS abaissé ( j’ai même failli me noyer une nuit où j’étais trop endormie pour vérifier avant de m’asseoir).
Bien entendu j’ai veillé à ce que mes garçons aient aussi des jouets que l’on trouve, à mon grand regret, exclusivement dans les rayons « fille » comme une cuisinière ou un ravissant petit aspirateur. Mais leurs jeux restent tout de même assez virils, si toutefois on peut parler de virilité lorsqu’on entend Petit Monstrou s’exclamer de sa petite voix haut perchée « à l’abordage ».
La part belle est donc faite aux supers-héros, aux bagarres, aux pirates et autres réjouissances généralement bien bruyantes et dangereuses ! j’envisage de les inscrire à un cours de tricot mais je suis certaine qu’ils trouveraient un moyen de crier même en tricotant, sans compter qu’une aiguille a tricoter ressemble énormément à une épée.
Si en plus vous amenez une petite Nenette au milieu de tout cela, vous pouvez presque sentir la bouffée d’hormone traverser le salon ! Grand Monstrou descend sa voix de deux octaves, il roule des mécaniques et fait le gros dur ( alors qu’il a un cœur d’artichaud et une sensibilité à fleur de peau). Et Petit Monstrou commence une drague pure et dure dont on ne le soupçonnait pas capable ( même si on avait bien conscience de sa grande capacité à baratiner, surtout au moment des repas).
La jolie demoiselle n’a pas été effarouchée par les épées, tromblons et autre engins de torture, elle a profité de l’attention exclusive de mes deux monstroux pour se proclamer « La princesse-qu’-il-faut-absolument-sauver ». Elle les a mené par le bout du nez pendant toute la soirée, ces messieurs faisaient ses quatre volontés tout en s’envoyant mutuellement de petites vacheries pour descendre l’autre aux yeux de la belle ( ça promet pour l'adolescence).
Apparemment elle en pince un peu pour Grand Monstrou, mais la drague passionnée de Petit Monstrou a porté ses fruits puisqu’elle a consenti à lui faire un gros calin :
Y’a pas à dire, mon « petit » il sait déjà y faire avec les filles !
jeudi 26 novembre 2009
Grosse colère … le retour !
lundi 23 novembre 2009
Un commando de nettoyage !
Du coup mes monstroux étaient très motivés et ils voulaient nettoyer quelque chose, de préférence la table basse qu’ils avaient déjà « nettoyée » à plusieurs reprises.
Il faut dire que ça fait environ 8 ans que nous possédons cette table basse et 7 ans et 10 mois que je m’en mords les doigts ! Quelle mouche m’avait piquée d’acheter une table basse avec un plateau en verre ! C’est constamment plein de poussière, particulièrement en Californie où le soleil donne quasiment tous les jours.
Imaginez la même table posée juste devant la cheminée : même combat, (le soleil en moins) : poussière et re-poussière.
Si vous ajoutez à ça que, depuis l’arrivée des Monstroux, notre beau plateau en verre a été entouré d’un immonde caoutchouc en plastique beige (pour protéger les ptits cranes fragiles) et ensuite recouvert d’une multitude d’empreintes de petites mains : Je HAIS cette table.
Mais là j’avais un commando de choc sous la main : ultra motivés, chacun son éponge à la main ils ont frotté, récuré, refrotté la table jusqu’à ce qu’elle brille, en scandant leur slogan du moment « ça va barder pour la poussière ».
Je ne sais plus lequel des deux à inventé cette expression, mais comme j’ai eu le malheur d’en rire, c’était parti pour le « quart d’heure ménager » en répétant/criant/hurlant la fameuse phrase. Soit dit entre nous, si la poussière avait vraiment peur des cris, j’aurais l’un des intérieurs les plus nickels de France vu les puissantes cordes vocales de mes monstroux. Malheureusement il n’en est rien, ou bien heureusement, parce que je me mettrais peut-être à crier aussi !
Dans leur enthousiaste « guerre à la poussière » les voici partis dans le salon à donner des ptits coups d’éponge par-ci par-là en me demandant de « rincer » ( comprendre remouiller) leur éponge environ toutes les 45 secondes).
Bien entendu pendant que je rince les éponges et canalise le commando pour éviter qu’on ne récure aussi mon ordinateur, le linge que je viens de plier, les livres de la bibliothèque : je n’avance pas d’un pouce dans mes activités mais mes monstroux sont fiers comme des bars-tabacs ( je n’ai jamais compris cette expression mais j’ai toujours voulu la caser pour copier Shalima !) : Ils m’ont aidée et ils ont « complètement tué » la poussière.
Chouette chouette demain on fera les vitres :-)
dimanche 22 novembre 2009
Une main malheureuse
lundi 16 novembre 2009
Y-a-t-il un Géotrouvetou dans la salle ?
jeudi 5 novembre 2009
Des trucs de filles...
mardi 3 novembre 2009
Le doudou de Maman
Nous l’avons transportée partout, Hawaï, New-York, la Jamaïque, le Mexique etc. Chaque fois nous riions de voir que le personnel de chambre des hôtels où nous logions la reposait délicatement sur le lit refait. Une fois, une femme de chambre lui avait même confectionné un petit lit avec une serviette de bain et je suis sûre que tous se demandaient pourquoi un couple sans enfant s’encombrait d’un petit âne pour aller jouer les touristes amoureux.
Et puis les Monstroux sont arrivés, et Luce a été remplacée dans les bagages par des paquets de couches, de lait en poudre ou encore leurs doudous à eux. Elle ne partait plus que rarement en voyage, mais nous a suivis jusqu’en France pour trôner sagement sur notre lit.
C’est là qu’à commencé sa seconde vie, car elle n’était plus Luce mais « le doudou de Maman », celui qu’on emprunte lorsqu’on est malade, celui qu’on emporte avec soi lorsqu’on regagne son lit, celui avec qui on a le droit de dormir si on a un petit problème.
Parce que, bien que j’adoooore mes Monstroux, dormir avec eux signifie pour moi une nuit blanche. Grand monstroux me bourre de coup de pieds ou me « patoune » les cheveux comme si j’étais moi-même une peluche. Petit monstroux passe sa nuit à me demander si je dors, ou à me caresser ce qui est certes, fort agréable en temps normal, mais relativement pénible à 3h00 du matin.
Du coup lorsqu’un gros cauchemar interromps la nuit d’un de mes monstroux, celui-ci me rejoint dans mon lit ( allez comprendre, ce n’est jamais leur Papa qu’ils vont réveiller), on fait un gros câlin et une fois la frayeur passée : hop, retour dans son lit avec le doudou de Maman.
Pareil pour les fortes fièvres, les méchants virus et vilaines maladies, lorsqu’on est vraiment malade on a le droit de dormir avec Luce.
C’est à Luce que Petit Monstrou avait expliqué qu’il ne voulait pas faire pipi dans le pot parce qu’il aimait bien les papouilles de Maman sur la table à langer, et c’est Luce encore, qui a trouvé la solution : « si Maman passe moins de temps à changer les couches ou à nettoyer les pipis par terre, elle aura encore plus de temps pour les chatouilles et bisous sur le lit ».
C’est avec Luce que Grand Monstrou a passé plusieurs nuits à pleurer sur son premier amour déçu, en attendant que la demoiselle change d’avis et le reprenne comme « amoureux officiel ». (cf archive ci-dessous)
Le seul hic c’est lorsqu’ils sont malades tous les deux en même temps, là on est obligés de faire des « tours de garde », mais sinon je n’aurai jamais imaginé les supers pouvoirs de mon petit âne rose !
dimanche 25 octobre 2009
Mots d’enfants : une logique imparable.
Comme je les soupçonne d’être tout à fait capables de faire sur leur chaise juste parce que j’ai dit non, je ne refuse pas qu’ils sortent de table pour aller se soulager.
Si Grand Monstrou est assez raisonnable, Petit Monstrou prend tout son temps et sur le chemin des toilettes, il vérifie sa mitraillette en légos, reprend une conversation existentielle avec son dinosaure préféré…Bref, on sait quand il sort de table mais pas quand il va revenir, encore moins s’il va effectivement faire pipi !
Du coup maintenant, avant de le laisser quitter la table, je le motive façon entraineur avant un match :
« Attention Petit Monstrou, grande mission ce soir : tu as deux minutes pour faire pipi et revenir, tu ne fais rien d’autre, tu ne joues pas, tu reviens directement ».
L’autre soir, particulièrement bien luné (ce qui est extrêmement rare en ce moment), Petit Monstrou me réponds :
- « c’est comme si c’était fait Maman ». puis il ajoute avec son petit sourire malicieux
- « mais si c’était fait, je n’aurai plus besoin de faire pipi ».
CQFD ! Logique à toute épreuve !
vendredi 16 octobre 2009
A diner and a movie
jeudi 1 octobre 2009
Touche pas à mon frère !
Ca se passe en Charente Maritime, Papounet a emmené mes deux monstroux à la boucherie où ils sont égaux à eux-mêmes sages comme des images un tantinet turbulents et débordants d’imagination dans ce magasin bien mal adapté à la chasse aux dragons.
Ce qui devait arriver, arriva : Grand Monstrou dans son exubérante poursuite du vilain dragon, qui menace d’enflammer tous les clients (qui malgré leurs sourires bienveillants n’ont aucune idée du danger encouru), renverse un paquet de prospectus publicitaires.
Papounet râle en ramassant et le boucher interpelle Grand Monstrou « Hé toi là-bas, si tu continues à faire le bazar je te mets dans le grand frigo là-bas, j’y mets tous les enfants qui ne sont pas sages » ( vous constaterez toute la psychologie infantile dont est pourvu notre boucher…).
Grand Monstrou se fige, dubitatif mais tout de même un peu inquiet, et là Petit Monstrou, du haut de ses trois pommes, son petit index levé aussi haut que sa voix est perchée intervient :
« D’abord moi j’suis cap’ de te désintégrer alors touche pas à mon frêre ».
Eclats de rire de la clientèle, le boucher désabusé repart à ses rôtis, et finalement ça vaut mieux que d’essayer d’impressionner mes montroux !
NAN MAIS !
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