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samedi 27 mars 2010

Paroles de Monstroux

Hier soir  Petit Monstrou juste avant de se coucher me dit
«  tu sais Maman je crois que je vais me marier avec toi plus tard »
 Alors je lui demande : «  Mais qu’est-ce qu’on fera de Papa ? »
«  Ben on le nommera fils » !
Et hop… problème réglé !
L’autre matin, il se brossait les dents avec son père et lui dit :
«  Moi quand je serai un Papa je ne partirai jamais au travail »
Du coup Mr Poux lui demande comment il fera pour gagner de l’argent s’il ne va pas travailler
«  Je construirai une machine à or »
Et hop .. problème réglé, il est comme ça Petit Monstrou il trouve une solution à tout ! 
NDLR : Mon petit chéri, quand tu auras construit ta machine à or, souviens toi que tu voulais m’épouser et combien tu m’aimes là, maintenant,  à quatre ans !

Grand Monstrou lui a des soucis !! Son amoureuse (du moment ) lui a annoncé que PLUS JAMAIS elle ne serait son amoureuse.
«  et voilà maintenant je n’ai plus personne pour m’aimer à part ma famille » me dit-il avec ses yeux de chien battu …
C’est dingue comme la semaine dernière je trouvais la petite M… absolument ravissante et là en la regardant bien je lui trouve carrément un air de hamster… dois-je en faire part à mon Grand Monstrou ?

samedi 20 février 2010

Le pain perdu de la culpabilité. J -1


Dans 12 heures je serai à Washington, que je n’aurai malheureusement pas le temps de visiter puisque j’y serai en «  transit » pour Los Angeles où j’arriverai dans la soirée soit au  milieu de la nuit à l’heure française. ( oui je sais je vais surement être très fraiche !!)
Ça fait des nuits que je compte les jours et des jours que je compte les nuits qui me séparent de ces vacances tant attendues et oh combien méritées ( si si j’ai bien dit méritées !!). Hier j’étais presque prête à vendre mes monstroux  sur E-bay ou à les expédier en colissimo à ma belle-mère façon cadeau empoisonné (sauf que je ne sais pas qui aurait été le plus embêté entre elle et moi !!). 
Et là, ce matin, j’avais déjà la gorge serrée à l’idée de les abandonner !
En même temps, je ne les abandonne pas vraiment puisqu’ils seront chouchoutés dans leur cadre habituel  par Mamina et Papounet. En plus, ils reprennent l’école lundi et ne verront donc pas trop le temps passer… mais…je culpabilise !
D’autant plus que Petit Monstrou m’a demandé hier «  mais pourquoi tu pars ? ». 
«  pour t’aimer mieux à mon retour » ai-je répondu. Parce que même si je suis triste de les laisser, je suis USEE, fatiguée, essoufflée de courir vainement après un statut de Super-Maman que je n’aurai jamais  (et derrière la trottinette et le vélo !).
Parce qu’à vouloir toujours leur faire plaisir, leur consacrer du temps, ces deux petits machos en puissance me considèrent comme acquise, normale, permanente, voire un peu comme la commode du salon qu’on regarde du coin de l’œil mais qu’on n’entends jamais ( en particulier quand je dis «  à table ») ! En éducation aussi, le mieux est souvent l’ennemi du bien mais nous en reparlerons…
Je me souviens de l’air outré de Grand Monstrou un mercredi matin où je n’avais rien prévu comme peinture ou montage-collage etc. : «  quoi y’a pas d’activité aujourd’hui ? »
«  non Maman est en grève, mais tu n’as qu’à te plaindre auprès du syndicat des petits garçons. Quoi ? Tu ne sais pas encore écrire ? Dommmaaage !!! ». Nan mais oh !  Enfin je fais la maline maintenant,  mais dès qu’il saura écrire, la DASS va très certainement débarquer ici pour me menotter vu tous les sévices que je leur inflige régulièrement !!
Imaginez un peu, d’un seul regard je suis capable de faire tomber Grand Monstrou qui se tient à l’autre bout du salon ! Si je l’attrape par le bras je lui ai «  déplacé un os »… Bref, une mauvaise foi typiquement masculine doublée d’un sens de l’exagération qui lui vient d’on ne sait où ! ( Qui a dit surement de sa mère?).
Cette courte séparation va donc nous faire le plus grand bien à tous ! Nous serons tristes de nous quitter mais surtout ravis de nous retrouver.
Bon dit comme ça, je suis presque dans l’entrée, sac sur le dos et billets en main pour le grand départ, mais il n’empêche que pour nos dernières heures ensemble je veux les chouchouter mes monstroux d’amour ( tout pénibles qu’ils sont !).
J’ai donc commencé ce matin par leur faire leur petit déjeuner préféré, pas spécialement équilibré ( quoique  je leur prépare habituellement  des fruits avant ) mais tellement pratique pour éviter de jeter le pain dur : du pain perdu. ( Enfin comme dirait  Petit Monstrou «  il n’est pas perdu puisqu’on le mange »).

Ce midi ils ont eu des framboises et de la chantilly ( désolée, je n’ai pas eu le temps de prendre une photo avant que ça soit englouti !) et après leur sieste, je leur ai promis que nous ferions de la peinture. Activité qu’ils adorent mais que la table, les chaises, le carrelage et donc mes lombaires haïssent cordialement.
En attendant donc, l’heure de la barbouille, je vous salue bien bas et je vais de ce pas préparer ma valise qui malgré l’heure qui tourne n’est pas commencée !
See you soon !!

dimanche 31 janvier 2010

Enfin le dernier jour !


Je ne sais pas pour vous mais je suis ravie de voir ce mois de janvier se terminer !  Il fut long et difficile ce premier mois de l’année  où, au lieu de prendre de bonnes résolutions, nous avons du surmonter les difficultés qu’elles soient financières, météorologiques ou même physiologiques.
Enfin voici le mois de Février, le mois des fleuristes et des chocolatiers amoureux, des crêpes et surtout de mes premières vacances depuis 6 mois !  Car ça y est j’ai mes billets, j’accompagne Mr Poux à Los Angeles et pendant qu’il gagnera notre vie dans des conférences et réunions à n’en plus finir je serai TRANQUILLE !
Comme je ne pourrai toujours pas faire mon shopping à Beverly Hills, je me contenterai d’aller revoir les amies que j’ai laissées là-bas il y a trois ans. Je visiterai peut-être un ou deux musées, je jouerai les touristes sur Venice Beach, mais surtout je PRENDRAI mon temps.
Pas de cris, pas de disputes, pas de repas à préparer ni de machine à laver archi-pleine : le pied total !
Je me ferai une orgie de « double quarter pounder » un menu du Mac Do avec de vrais bons steacks hachés et pas les timbres postes qu’on trouve dans les « big Mac » en France ! J’irai peut-être aussi au ciné, histoire de me gaver de pop-corn dégoulinant de beurre ( on peut même aller redemander une ptite « giclette »  en cours de film puisque là bas ils le servent liquide!).
Mais avant tout ça, la question existentielle de ce dernier dimanche de Janvier c’est :
Qu’est-ce que je fais de ça ???
 
Et oui parce que Janvier c’est aussi le mois des galettes, et à la maternelle c’est forcément le moment ou l’on fabrique sa propre couronne. Bien entendu on est tous ravis de voir arriver nos petits rois fiers comme tout, bien entendu  les couronnes des monstroux sont les plus belles de toute l’école et même de toute la région (tant qu’à être prétentieuse, autant le faire carrément !).
Parce que même si elles sont jolies, non seulement elles prennent la poussière, mais surtout elles prennent beaucoup de place ! Et  la question du stockage arrive très vite ! Les rois, les vrais, vivaient généralement dans un château et n’avaient pas de soucis de rangement, ce n’est pas notre cas !
En plus allez savoir pourquoi, Grand Monstrou a trouvé le moyen d’en faire quatre en trois ans… ( surement une enseignante qui m’en voulait) ! Et là, cette année, Petit Monstrou n’a pas échappé à la tradition et à ramené sa contribution, une couronne avec des « pierres précieuses » rendez-vous compte, on ne peut donc absolument pas la jeter !
On croule déjà sous les dessins, coloriages, montages divers et bizarres des activités manuelles de l’école ou des mercredis pluvieux à la maison (que je jette quand même de temps en temps oui j’avoue), alors franchement les couronnes, je ne sais plus quoi en faire !
Les accrocher au plafond ? j’y ai bien songé, mais bon heuuu c’est pas vraiment mon style de déco…
Les poser sur les commodes des enfants ? Ben oui mais là vous avez vu un peu le stock ? On ne va pas s’en sortir !!
J’ai bien envisagé qu’on se ballade tous avec une ou deux couronnes sur la tête en permanence histoire de gagner de la place dans la maison, mais les monstroux ont déjà tendance à se prendre pour les rois de la maison, je ne voudrais pas renforcer cette bien mauvaise impression.
En plus Mr Poux a carrément refusé d’aller travailler avec la couronne aux arceaux de papier "alu" qui lui seyait si bien ( quand je vous dis qu’il ne fait pas d’effort).

Bref, ceci est un appel au secours chers lecteurs, qu’est-ce qu’on va faire de ces couronnes ???
En attendant vos idées lumineuses, je vais les remettre tout en haut de la bibliothèque, dans la pièce « interdite », la pièce qui sera bientôt mon bureau quand j’aurai évacué le bordel  toutes les choses « qu’on-ne-peut-pas-jeter-parce-qu’on-s’en-servira-peut-être-un-jour ». Elles distrairont les araignées en attendant de m'inspirer lorsque la pièce interdite sera devenue un bureau !
Je vous souhaite un excellent mois de Février !

mardi 12 janvier 2010

Si je n’avais plus que 24 heures… Chronique d’une mort annoncée

« Accomplis chaque geste de ta vie comme s’il devait être le dernier » Marc Aurèle.

C’était ma grand-mère qui m’avait envoyé cette citation sur une superbe carte avec un beau coucher de soleil. Déjà à l’époque je me doutais que l’auteur souhaitait par là qu’on soit « bon », qu’on fasse les choses bien, juste au cas où on disparaitrait juste après.
Ceci dit, j’avais déjà mes doutes à ce sujet… qui ferait de son dernier geste une rédaction de Philo ? Un devoir de maths ? Bref, chaque fois que je regardais cette carte de ma Grand-mère je prenais un retard pas possible pour préparer mon bac…

Aujourd’hui, avec la quarantaine qui approche ( mais non pas à grand pas !), mes perspectives ont changé, mais pas vraiment ma réaction à ce genre de maxime…
Si donc je recevais l’IKIGAMI et qu’il ne me restait plus que 24 heures à vivre, je lâcherais mon aspirateur, ma panière de linge, je cesserais la lutte quasi-permanente contre le bazar qui habite chez moi… ( ou c’est moi qui habite chez lui je ne sais plus là…)

Si je n’avais que 24 heures :

- J’écrirais mon testament (déjà y’en a pour deux bonnes heures le temps de trouver à qui je lègue mes culottes trouées, mes chaussettes dépareillées et mon fil dentaire !)
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- je voudrais être auprès des miens, mais les miens sont parfois loin, et mon cœur est coincé entre deux pays . Je commencerais par mes parents et tant qu’à être dans ma Charente Maritime natale, j’irais aussi revoir ma famille, Super copine et quelques amies que j’y ai laissées.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Je voudrais enseigner une dernière fois, retrouver une classe de petits aux neurones tous neufs et aux yeux plein d’étoiles dès qu’on leur lit une belle histoire.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- J’enregistrerais plein de cassettes d’histoires pour mes monstroux, parce qu’ils adorent ça mais aussi, égoïstement pour qu’ils ne m’oublient pas.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Bien entendu je voudrais aussi faire l’amour une dernière fois, de préférence avec Mr Poux, mais si Rupert Everett et Anthony Delon du film Chronique d’une mort annoncée se portaient volontaires je ne ferais pas la difficile…
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Je voudrais relire tous les bouquins de Dorin, Boissard, Buron et tous les autres auteurs que j’adore.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Je voudrai revoir le Grand Canyon, Brice Canyon , la vallée de la mort et faire fondre une dernière fois ma carte bleue ( ou plutôt celle de Mr Poux c’est mieux ) au Target de woodland Hills. (bon forcément là c’est plus compliqué, puisque c’est à 9000 km). En même temps que peut-on bien acheter lorsqu’on sait qu’on va disparaitre à la fin de la journée ? Et bien je ferais comme d’habitude, j’achèterais plein de choses pour mes monstroux.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Je voudrais apprendre à écrire le Kanji, même si 24 heures me paraissent un peu courts pour maitriser cet art graphique.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Je voudrais retourner à Hawaï , en Jamaïque, au Mexique et à Tahiti avec Mr Poux.
- Je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.
- Et à la fin de ces dernières 24 heures j’organiserais une grande fête avec tous mes amis et je me ferai une orgie de trucs pleins de gluten dont je suis privée depuis 11 ans : un sandwich jambon beurre avec une VRAIE baguette bien fraiche, une pizza à la Tartiflette achetée à La Ravoire (73), une forêt noire, des chocolatines ( pains au chocolat pour les Parisiens), les multiples tablettes de chocolat auxquelles je n’ai plus droit, des pâtisseries, des plats cuisinés, des toasts, des petits fours …Si je dois mourir ce sera d’une explosion de mes papilles de tous ces gouts enfin retrouvés.
- mais en tout dernier, je couvrirais mes monstroux de câlins de bisous de papouilles et de chatouilles jusqu’à ce qu’ils me demandent d’arrêter parce que je les étouffe.

Parce que vous l’aurez compris, je ne PEUX pas partir comme ça, en 24 heures, j’ai encore un stock trop important de… câlins, bisous, papouilles et chatouilles à donner à mes Monstroux d’amour ! Il me reste même certainement quelques fessées à distribuer ( avant que ça ne soit interdit ) quelques pestouilleries à faire et puis tant de choses à lire, voir, faire, découvrir, aimer…

Nan c’est décidé, si on me livrait l’IKIGAMI je n’ouvrirai pas la porte ! Et vous ? Que feriez-vous ?


 Voter !

vendredi 8 janvier 2010

Une bouffée d’hormones.

Petite je n’étais pas vraiment attirée par les princesses, les jupettes ou les barrettes, j’ai toujours haï le rose et les minauderies.
Et ça tombe plutôt bien car avec trois mâles à la maison, mon univers est plutôt masculin, jusqu’au siège des toilettes qui n’est JAMAIS abaissé ( j’ai même failli me noyer une nuit où j’étais trop endormie pour vérifier avant de m’asseoir).
Bien entendu j’ai veillé à ce que mes garçons aient aussi des jouets que l’on trouve, à mon grand regret, exclusivement dans les rayons « fille » comme une cuisinière ou un ravissant petit aspirateur. Mais leurs jeux restent tout de même assez virils, si toutefois on peut parler de virilité lorsqu’on entend Petit Monstrou s’exclamer de sa petite voix haut perchée « à l’abordage ».
La part belle est donc faite aux supers-héros, aux bagarres, aux pirates et autres réjouissances généralement bien bruyantes et dangereuses !  j’envisage de les inscrire à un cours de tricot mais je suis certaine qu’ils trouveraient un moyen de crier même en tricotant, sans compter qu’une aiguille a tricoter ressemble énormément à une épée.

Si en plus vous amenez une petite Nenette au milieu de tout cela, vous pouvez presque sentir la bouffée d’hormone traverser le salon ! Grand Monstrou descend sa voix de deux octaves, il roule des mécaniques et fait le gros dur ( alors qu’il a un cœur d’artichaud et une sensibilité à fleur de peau). Et Petit Monstrou commence une drague pure et dure dont on ne le soupçonnait pas capable ( même si on avait bien conscience de sa grande capacité à baratiner, surtout au moment des repas).
La jolie demoiselle n’a pas été effarouchée par les épées, tromblons et autre engins de torture, elle a profité de l’attention exclusive de mes deux monstroux pour se proclamer « La princesse-qu’-il-faut-absolument-sauver ». Elle les a mené par le bout du nez pendant toute la soirée, ces messieurs faisaient ses quatre volontés tout en s’envoyant mutuellement de petites vacheries pour descendre l’autre aux yeux de la belle ( ça promet pour l'adolescence).
Apparemment elle en pince un peu pour Grand Monstrou, mais la drague passionnée de Petit Monstrou a porté ses fruits puisqu’elle a consenti à lui faire un gros calin :





Y’a pas à dire, mon « petit » il sait déjà y faire avec les filles !

jeudi 26 novembre 2009

Grosse colère … le retour !



Ce livre qui était devenu notre livre de chevet il y a deux ans pour Grand Monstrou, est de nouveau d’actualité pour Petit Monstrou et ça tombe bien il l’adore !
Robert, le petit héros du livre a passé une si mauvaise journée, il est si contrarié que d’un seul coup il évacue  dans un cri une immense colère qui devient un vilain bonhomme rouge.  Au début ça l’amuse beaucoup de voir sa colère tout saccager dans sa chambre, jusqu’à ce que… le monstre rouge casse aussi son jouet préféré.  Du coup il répare les dégats, remet un peu d’ordre et se calme jusqu’à enfermer sa colère dans une boite.
Depuis son entrée en petite section, Petit Monstrou aurait tendance lui aussi à avoir de grosses colères, bien fatigantes pour tout le monde. Je réalise que Grand Monstrou a eu la même période pénible ( en petite section aussi , tiens, si ça se trouve ce sont les enseignantes qui les énervent, les contrarient à longueur de journée,  niak niak niak ) et que ça va passer. En attendant il faut bien trouver une parade à ces crises qui n’en finissent plus, ces cris, ces hurlements et cette attitude incontrôlable qui me gâche un peu le plaisir de retrouver mon petit monstrou après sa journée d’école.
J’ai donc ressorti l’album de Mireille d’Allancé, expliqué à nouveau que l’on pouvait se sentir en colère pour de multiples raisons, MAIS qu’il ne fallait pas la laisser devenir trop grosse comme Robert et là : ai-je seulement imaginé les bulles au dessus des tête de mes enfants «  et gna gna gna » parce que je les gonflais grave avec mes morales à deux balles ?
Même pas besoin de bulle , la réponse de Petit Monstrou fut immédiate  «  ma colère à moi elle ne casse rien »
«  détrompe toi mon chéri, elle nous casse les oreilles à tous, je pense que même le papy, sourd comme un pot de l’autre bout du village, t’a entendu hurler »
Et puis pour tout dire, ça commence à me casser AUSSI les pieds d’entendre sa maîtresse me dire «  oui tout s’est bien passé, il est charmant, câlin, coquin… et qu’est-ce qu’il parle bien ». Certes, ça fait plaisir à entendre, mais lorsque systématiquement, à l’arrivée à la maison le petit «  charmeur » se transforme en furie vociférante et capricieuse ça finit par énerver.
On a bien cherché une boite pour enfermer la colère, mais rien n’était assez grand ( c’est qu’il en a gros sur la patate mon Petit, dur dur d’avoir trois ans et demi !), alors j’ai craqué…
Lâchement j’ai expliqué que la maîtresse était là AUSSI pour les colères, qu’il pouvait extérioriser ses angoisses, ses doutes et ses peines en classe aussi.  Après tout les enseignants sont payés pour ça,  ( pas assez je vous l’accorde) après tout les classes ne sont pas surchargées du tout ( 27 dans la classe de Petit Monstrou : SIC ) et puis zut à la fin, moi aussi je voudrais retrouver mon petit garçon charmant.
Et bien NON : à l’école, Mossieur est tout sourire… Les colères me sont exclusivement réservées ( ouf y’en a aussi pour Mr Poux).
Dois-je me sentir flattée ? Allo Françoise Dolto ?


lundi 23 novembre 2009

Un commando de nettoyage !

La semaine dernière, Mr Poux était en déplacement, avant de partir, il avait fait la morale aux monstroux ! pas de caprices, pas de colère (takakroire), et surtout « vous aidez Maman qui sera toute seule pour tout faire » ( humm comme d’habitude mais chuuuut ne cassons pas tout de suite ce beau discours ).

Du coup mes monstroux étaient très motivés et ils voulaient nettoyer quelque chose, de préférence la table basse qu’ils avaient déjà « nettoyée » à plusieurs reprises.
Il faut dire que ça fait environ 8 ans que nous possédons cette table basse et 7 ans et 10 mois que je m’en mords les doigts ! Quelle mouche m’avait piquée d’acheter une table basse avec un plateau en verre ! C’est constamment plein de poussière, particulièrement en Californie où le soleil donne quasiment tous les jours.
Imaginez la même table posée juste devant la cheminée : même combat, (le soleil en moins) : poussière et re-poussière.
Si vous ajoutez à ça que, depuis l’arrivée des Monstroux, notre beau plateau en verre a été entouré d’un immonde caoutchouc en plastique beige (pour protéger les ptits cranes fragiles) et ensuite recouvert d’une multitude d’empreintes de petites mains : Je HAIS cette table.
Mais là j’avais un commando de choc sous la main : ultra motivés, chacun son éponge à la main ils ont frotté, récuré, refrotté la table jusqu’à ce qu’elle brille, en scandant leur slogan du moment « ça va barder pour la poussière ».
Je ne sais plus lequel des deux à inventé cette expression, mais comme j’ai eu le malheur d’en rire, c’était parti pour le « quart d’heure ménager » en répétant/criant/hurlant la fameuse phrase. Soit dit entre nous, si la poussière avait vraiment peur des cris, j’aurais l’un des intérieurs les plus nickels de France vu les puissantes cordes vocales de mes monstroux. Malheureusement il n’en est rien, ou bien heureusement, parce que je me mettrais peut-être à crier aussi !
Dans leur enthousiaste « guerre à la poussière » les voici partis dans le salon à donner des ptits coups d’éponge par-ci par-là en me demandant de « rincer » ( comprendre remouiller) leur éponge environ toutes les 45 secondes).
Bien entendu pendant que je rince les éponges et canalise le commando pour éviter qu’on ne récure aussi mon ordinateur, le linge que je viens de plier, les livres de la bibliothèque : je n’avance pas d’un pouce dans mes activités mais mes monstroux sont fiers comme des bars-tabacs ( je n’ai jamais compris cette expression mais j’ai toujours voulu la caser pour copier Shalima !) : Ils m’ont aidée et ils ont « complètement tué » la poussière.
Chouette chouette demain on fera les vitres :-)

dimanche 22 novembre 2009

Une main malheureuse



Mais non, ceci n’est pas un blog de foot, je ne vais donc pas m’étendre sur le geste hyper sportif de Thierry Henry, ni sur le fait que c’est le moment où jamais pour lui de se rouler par terre en braillant ( comme le font tous les « fous-teux »)  car là vraiment c’est : la HONTE !
Non, sur cet événement qui va certainement redorer le blason de la France, je ne dirai qu’une seule chose : vive le sport !
En parlant de «  main malheureuse » je voulais juste évoquer la prochaine interdiction par décret de donner une fessée à nos enfants. Qu’on soit bien d’accord, je le disais encore récemment ( Mr Poux et la discipline), je suis persuadée que la fessée n’a rien de pédagogique et qu’elle est plus utile aux parents qu’aux enfants. MAIS,  à moins de les frapper violement à coup de ceinturon ( ou autre ustensile prisé dans les générations précédentes) , une tape sur la fesse n’a jamais traumatisé personne ( sauf si vous êtes dans le métro et que c’est un inconnu à l’œil lubrique, la bave aux lèvres qui vous l’administre, là vous avez le droit de répondre !).
Bref, ce matin je vais râler très fort contre Madame Edwige  Antier qui souhaite s’immiscer dans nos chaumières et nous interdire de donner une fessée de temps en temps. Toute pédopsychiatre qu’elle soit, personnellement si j’avais eu besoin de son avis je serais allée consulter.
Est-ce encore le modèle américain qui frappe ? Pourquoi est-ce qu’on ne reproduit que les erreurs du géant aux pieds d’argile ? ( fast-food, obésité, laxisme dans l’éducation, violence).  Je tiens à signaler que là-bas, « l’enfant-roi »,  ils sont en train de s’en mordre les doigts. Parce que, non seulement on n’a pas le droit de fesser son enfant, ni de lui crier dessus mais ils ont également  instauré un système de dénonciation très  actif qui ne saurait tarder à être implanté en France. N’importe qui peut appeler les services sociaux s’il considère que vous avez disputé votre enfant trop violemment. En clair, le jour ou vous voulez enquiquiner vos voisins, hop un ptit coup de fil aux services sociaux et zouuuu ils se prennent les visites  de vérification les enquêtes etc. Mais surtout ça donne des gamins qui feraient n’importe quoi pour attirer l’attention et obtenir le NON ferme et définitif dont ils ont tant besoin pour se développer.
Loin de moi l’idée de faire l’apologie de la fessée, chaque fois que j’y ai cédé, j’ai eu un petit pincement au cœur qui me soufflait que ce n’était PAS la bonne solution. Je me souviens lorsque, enceinte de Grand Monstrou j’avais adopté de grands principes : «  je ne crierai pas sur mon enfant, je ne donnerai jamais de fessée ».
Ratééééééééééééééééé !  Alors histoire de ne pas être archi-déprimée tout de suite parce que je suis une mauvaise mère, j’assume et je me range derrière mon patrimoine culturel qui dit que ça n’a jamais traumatisé personne. Si j’avais grandi en Finlande, donner une fessée ne m’aurait même pas effleuré l’esprit car là-bas non seulement c’est interdit mais ça leur semble inconcevable de «  lever la main sur un enfant ».
Dis comme ça, ça fait froid dans le dos non ?  Vous ne saviez plus comment vous faire respecter/entendre par votre progéniture, la « chose » se roulait par terre avec des hurlements dépassant le mur du son en vous bourrant de coups de pieds, vous avez craqué et «  levé la main sur lui »…  Qu’est-ce vous venez d’apprendre à la chair de votre chair ? La prunelle de vos yeux ?
Heuuuuuuuuuuu que vous n’êtes pas un robot mais juste une personne, humaine et limitée ( très ?). Et là, sortez vite l’argument choc avant de passer pour une couillonne «  ouais mais des fessées, j’en ai reçu et regarde, j’suis pas traumatisée » !
La preuve qu’on n’est pas très clair à ce sujet, c’est qu’on ne supporterait pas que l’enseignante de notre enfant lui administre une fessée. Et pourtant, la pauvre dame passe l’intégralité de sa journée avec trente monstres en puissance, tous élevés de manière différente,  tous livrés avec les options : caprice, colère, insubordination, insolence etc.
Donc si les enseignantes parviennent à dompter 30 monstres sans les frapper, peut-être que nous avec un, deux ou trois à la maison on devrait pouvoir y arriver…
Très certainement, mais si le débat est fort intéressant c’est le côté «  décret » qui me gène…Parce que très bientôt je ne serai plus maitre chez moi, je n’ai déjà plus d’ampoules qui éclairent, parce qu’elles consommaient trop, je me caille toute l’année parce qu’on a «  bloqué » mon thermostat à des températures adaptées aux économies d’énergie… Voilà qu’on va me dire ce que je peux ou ne peux pas faire avec mes Monstroux ?!?
Vous allez voir que bientôt, sous prétexte de santé et d’équilibre on va nous imposer les choix de nos légumes : Carottes le lundi, Brocolis le mardi…
«  Allo Madame l’assistance sociale ? Je voudrais vous signaler que  la famille X n’a pas servi de soupe de poireaux ce soir mais des frites roooo ».  
Pim-Pom Pim-Pom arrivée de la brigade du légume (j’ai pas dit DES légumes )
«  Madame, vous avez gravement compromis l’équilibre alimentaire de vos enfants, veuillez me suivre, vous écopez d’un mois de régime sec chez Weight Watchers ».
Et au fait, Mr Regard l’époux de cette chère Edvige Antier, il n’aurait pas détourné les fonds d’une association pour l’enfance  parce qu’il a reçu trop de fessées ? A moins que justement, il n’en ait pas reçu assez…
Allez savoir !




lundi 16 novembre 2009

Y-a-t-il un Géotrouvetou dans la salle ?


Dans ce monde de surconsommation, un monde ou l’on épuise les ressources de notre terre, où l’on nous dit qu’il faut consommer toujours plus, ET économiser l’énergie. J’ai enfin trouvé LA solution pour réduire ma consommation et ma facture d’électricité sans m’attirer les foudres des voisins à cause de l’éolienne géante de mon jardin : Une machine à décibels !
Je ne sais pas ce qu’il en est pour les Mamans qui ont des filles, mais les garçons qu’est-ce que c’est bruyant !!!
Entre les grognements de dinosaures, les hurlements quand ils jouent aux pompiers, sans compter toutes les imitations d’animaux divers dont est friand mon Grand Monstrou en ce moment :  je rêve d’être testeuse chez Quiès !
«  Mais Maman, tu ne comprends pas, c’est normal de crier, les dinosaures quand ils se battent ils font du bruit ». ( on nous aurait menti ! l’extinction des dinosaures est en fait due à l’explosion de leurs tympans !)
Vu que le son se déplace (moins vite que la lumière certes), il doit forcément générer une énergie... voici donc ma solution pour devenir riche (et célèbre of course) : construire une machine qui récupère l’énergie des nombreux  décibels qui traversent mon salon chaque après-midi pluvieux.
Il y a juste un petit hic… je suis absolument incapable de monter un moteur (ne riez pas, vous non plus !) et encore moins un «  capteur de décibels ».  Mr Poux a beau être ingénieur, ce n’est pas son domaine. GARGLLL  moi qui me voyais déjà  demander comme certains la nationalité Suisse pour mieux y planquer mes deniers ( « j’oublierraiiiiii ton noooommm »)!
Une seule solution : retrouver le géotrouvetou des « Mickey parade » de mon enfance, ce gars un peu farfelu qui inventait toutes sortes de machines, déjà écologiques à l’époque.
Imaginez un capteur de décibels installé dans une cour d’école, sur le plafond d’une boite de nuit, une machine un peu comme celle du film «  monstres et compagnie » mais pour les cris. Ce n’est pas du développement durable ça ?
En attendant, je vais écrire de ce pas à Monsieur «  Doliprane » parce qu’à mon avis, mes monstroux devraient bénéficier d’un grand nombre de stocks options du labo  juste parce que, depuis leur arrivée, Mr Poux et moi avons triplé nos « ingurgitations » d’antalgiques anti maux de tête.

jeudi 5 novembre 2009

Des trucs de filles...


Si l’an passé Grand Monstrou assumait complètement son statut d’amoureux officiel de «  Mademoiselle », en grande section les données ont changé. Déjà, Mademoiselle n’est plus dans la même école, et bien qu’il soit toujours amoureux d’elle,  bien qu’il ait une ou deux remplaçantes sous la main ( aukaZou), il ne doit pas montrer qu’il est amoureux de quelqu’un.
«  Enfin Maman tu t’rends pas compte, les copains se moqueraient de moi ».
Non, justement je ne me rends pas compte et PAF je me prend un grand coup de vieux, parce que à mon époque ( non Petit Monstrou il n’y avait pas de dinosaures dans la cour quand j’allais à l’école), c’était vers les années collège que les petits mâles commençaient à ne plus assumer leurs relations.
Du coup mon grand dur à la sensibilité exacerbée est balloté entre ses penchants pour la gente féminine et la pression virile (machiste ? déjà ?) de ses copains.
Il y a bien cette nouvelle demoiselle qui lui plait bien et à qui visiblement il plait aussi, mais outre la timidité qui le retient, on se moquerait de lui s’il annonçait qu’il a une amoureuse. Pourtant la petite nouvelle à l’air fortement intéressée car l’autre matin, elle poursuivait mon grand Monstrou  dans la cour pour lui faire un bisou «  sur la bouche » et des câlins…. «  Des trucs de filles quoi… ».
Lorsqu’il m’a raconté ça, n’étant qu’une « fille » moi aussi, j’ai voulu m’instruire et savoir ce qu’étaient les «  trucs de garçons ».
«  Ben on parle des supers héros qu’on a chez nous, on joue à Spiderman, Ben10, à la bagarre, au judo… ».
Forcément un gars qui se promène toute la journée  en collants avec un masque sur la tête, ne peut pas avoir le temps de s’embarrasser avec des bisous et des calins !  Ceci dit, malgré mon manque d’intérêt évident pour batman et  les autres super-héros je suis gagnante puisque les bisous et les câlins de Grand Monstrou me sont désormais exclusivement réservés !
Aïe aïe aïe c’est le retour d’Œdipe à la maison, avec la volonté même pas dissimulée de Grand Monstrou de m’épouser un jour…On repart donc presque deux ans en arrière ou je devais expliquer tous les deux jours que » non, on ne peut  pas se marier avec sa Maman ». La seule différence c’est que maintenant je l’explique pour mes deux monstroux puisque Petit Monstrou aussi  m’a annoncé : «  Maman je commence à être amoureux de toi ».
Autant vous dire que la jalousie flotte à tous les étages de la maison, chaque bisou est calibré, comparé, les câlins doivent être identiques, les chatouilles avoir la même durée…
Oserai-je en jouer et négocier mes faveurs ?
« Le plus gros câlin à celui qui range le mieux sa chambre ! »
« Attention si vous n’obéissez pas, je fais grève de bisou ! »
J’avoue, c’est très tentant , mais comme je sais que dans un avenir plus ou moins proche, je n’aurai plus droit au bisou devant l’école, voire plus le droit d’aller jusque devant l’école ( « c’est la honte M’man »), je profite au maximum de la tendresse de mes deux jolis cœurs.
Pourvu que ça dure …

mardi 3 novembre 2009

Le doudou de Maman

Nous étions un jeune couple lorsque « Luce » est arrivée, un dimanche de délire, de fous-rires dans un « mall » américain. C’est son air triste qui m’a attirée et bien qu’elle soit rose ( couleur que j’exècre), j’ai délaissé sa sœur orange plus à mon gout, pour adopter cette peluche qui m’avait tapé dans l’œil depuis une vitrine.

Nous l’avons transportée partout, Hawaï, New-York, la Jamaïque, le Mexique etc. Chaque fois nous riions de voir que le personnel de chambre des hôtels où nous logions la reposait délicatement sur le lit refait. Une fois, une femme de chambre lui avait même confectionné un petit lit avec une serviette de bain et je suis sûre que tous se demandaient pourquoi un couple sans enfant s’encombrait d’un petit âne pour aller jouer les touristes amoureux.
Et puis les Monstroux sont arrivés, et Luce a été remplacée dans les bagages par des paquets de couches, de lait en poudre ou encore leurs doudous à eux. Elle ne partait plus que rarement en voyage, mais nous a suivis jusqu’en France pour trôner sagement sur notre lit.
C’est là qu’à commencé sa seconde vie, car elle n’était plus Luce mais « le doudou de Maman », celui qu’on emprunte lorsqu’on est malade, celui qu’on emporte avec soi lorsqu’on regagne son lit, celui avec qui on a le droit de dormir si on a un petit problème.
Parce que, bien que j’adoooore mes Monstroux, dormir avec eux signifie pour moi une nuit blanche. Grand monstroux me bourre de coup de pieds ou me « patoune » les cheveux comme si j’étais moi-même une peluche. Petit monstroux passe sa nuit à me demander si je dors, ou à me caresser ce qui est certes, fort agréable en temps normal, mais relativement pénible à 3h00 du matin.
Du coup lorsqu’un gros cauchemar interromps la nuit d’un de mes monstroux, celui-ci me rejoint dans mon lit ( allez comprendre, ce n’est jamais leur Papa qu’ils vont réveiller), on fait un gros câlin et une fois la frayeur passée : hop, retour dans son lit avec le doudou de Maman.
Pareil pour les fortes fièvres, les méchants virus et vilaines maladies, lorsqu’on est vraiment malade on a le droit de dormir avec Luce.
C’est à Luce que Petit Monstrou avait expliqué qu’il ne voulait pas faire pipi dans le pot parce qu’il aimait bien les papouilles de Maman sur la table à langer, et c’est Luce encore, qui a trouvé la solution : « si Maman passe moins de temps à changer les couches ou à nettoyer les pipis par terre, elle aura encore plus de temps pour les chatouilles et bisous sur le lit ».
C’est avec Luce que Grand Monstrou a passé plusieurs nuits à pleurer sur son premier amour déçu, en attendant que la demoiselle change d’avis et le reprenne comme « amoureux officiel ». (cf archive ci-dessous)
Le seul hic c’est lorsqu’ils sont malades tous les deux en même temps, là on est obligés de faire des « tours de garde », mais sinon je n’aurai jamais imaginé les supers pouvoirs de mon petit âne rose !

dimanche 25 octobre 2009

Mots d’enfants : une logique imparable.

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, les monstroux n’ont jamais envie de faire pipi AVANT de dîner, toujours PENDANT le dîner.
Comme je les soupçonne d’être tout à fait capables de faire sur leur chaise juste parce que j’ai dit non, je ne refuse pas qu’ils sortent de table pour aller se soulager.
Si Grand Monstrou est assez raisonnable, Petit Monstrou prend tout son temps et sur le chemin des toilettes, il vérifie sa mitraillette en légos, reprend une conversation existentielle avec son dinosaure préféré…Bref, on sait quand il sort de table mais pas quand il va revenir, encore moins s’il va effectivement faire pipi !
Du coup maintenant, avant de le laisser quitter la table, je le motive façon entraineur avant un match :
« Attention Petit Monstrou, grande mission ce soir : tu as deux minutes pour faire pipi et revenir, tu ne fais rien d’autre, tu ne joues pas, tu reviens directement ».
L’autre soir, particulièrement bien luné (ce qui est extrêmement rare en ce moment), Petit Monstrou me réponds :
- « c’est comme si c’était fait Maman ». puis il ajoute avec son petit sourire malicieux
- « mais si c’était fait, je n’aurai plus besoin de faire pipi ».
CQFD ! Logique à toute épreuve !

vendredi 16 octobre 2009

A diner and a movie


Non, je ne vais certainement pas faire l’apologie de la télé à table ou des infos pendant le diner : j’ai horreur de ça ! Pour moi le dîner est le moment où l’on se retrouve en famille, où l’on échange les nouvelles, les humeurs, les joies et les peines après une journée où chacun a suivi son chemin.
Mr poux lui, est un grand amateur du dîner devant un film, bavarde comme je suis, cela ne me convenait pas d’autant plus que j’ai toujours eu du mal à apprécier mes aliments devant une publicité pour des serviettes périodiques, ou pire,  devant les dizaines de cadavres du journal télévisé.

Lorsque Grand Monstrou est arrivé, j’ai dit STOP, on dîne tous les trois, SANS le quatrième larron  hertzien et on CO-MMU-NI-QUE.  Ca n’a pas changé avec l’arrivée de Petit Monstrou mais par contre, nos dîners sont bien plus animés depuis qu’ils savent parler tous les deux et franchement on se passe très bien de la télé.
L’an dernier par exemple, alors qu’ils avaient respectivement 2 ans et demi et 4 ans, Petit Monstrou nous expliquait que tous les matins il partait au travail, « même que » il travaillait dans un congélateur ! (j’ai toujours su que ce petit n’avait pas froid aux yeux !). Grand Monstrou ne voulant pas être en reste, à ajouté que lui, il déposait son fils à l’école avant de partir dans son bureau à Paris.
Très fière d’être déjà Grand-mère, j’ai demandé à Grand Monstrou comment ça se passait avec son fils, s’il était sage.
«  non il n’est pas sage, il n’écoute rien, il fait plein de bêtises et il répond » (c’est fou ça, j’ai déjà entendu ça quelque part… Mais ouiiiiiii c’est ce que JE dis de Grand Monstrou depuis 6 mois ! ).
Amusée je lui demande ce qu’il fait lorsque son fils n’écoute pas et là… heureusement que Mr Poux et moi étions assis, Grand Monstrou me réponds sans aucune hésitation :
«  Quand il n’est pas sage, je l’abandonne au fond des bois »
Bon sang ! Moi qui culpabilise lorsque je confisque un joujou ou que je zappe le dessert s’ils jouent avec leur nourriture, je n’ai carrément pas la bonne méthode !
Nul doute : Grand Monstrou va détrôner  Françoise Dolto et Maria Montessori en créant sa propre méthode d’éducation active ! Son frère quand à lui, pourra monter son entreprise de GPS pour « enfant perdu dans les bois… » OUF mes enfants sont sortis d’affaire, par contre il faudra peut-être que je m’inquiète lorsque j’aurai vraiment des petits-enfants !
En attendant il est bien plus rafraichissant d’entendre ce genre de choses qu’une série américaine ou les nouvelles de notre monde qui va si mal… Vous ne croyez pas ?

jeudi 1 octobre 2009

Touche pas à mon frère !


Ca se passe en Charente Maritime, Papounet a emmené mes deux monstroux à la boucherie où ils sont égaux à eux-mêmes sages comme des images un tantinet turbulents et débordants d’imagination dans ce magasin bien mal adapté à la chasse aux dragons.

Ce qui devait arriver, arriva : Grand Monstrou dans son exubérante poursuite du vilain dragon, qui menace d’enflammer tous les clients (qui malgré leurs sourires bienveillants n’ont aucune idée du danger encouru), renverse un paquet de prospectus publicitaires.

Papounet râle en ramassant et le boucher interpelle Grand Monstrou « Hé toi là-bas, si tu continues à faire le bazar je te mets dans le grand frigo là-bas, j’y mets tous les enfants qui ne sont pas sages » ( vous constaterez toute la psychologie infantile dont est pourvu notre boucher…).

Grand Monstrou se fige, dubitatif mais tout de même un peu inquiet, et là Petit Monstrou, du haut de ses trois pommes, son petit index levé aussi haut que sa voix est perchée intervient :

« D’abord moi j’suis cap’ de te désintégrer alors touche pas à mon frêre ».

Eclats de rire de la clientèle, le boucher désabusé repart à ses rôtis, et finalement ça vaut mieux que d’essayer d’impressionner mes montroux !

NAN MAIS !