mardi 8 septembre 2009

Un retour odorant !

Officiellement nos vacances auraient du se terminer le samedi 29 au matin, avec la libération de notre chambre à la montagne. En pratique elles se sont réellement terminées le jeudi 27 à 15H30 lorsque le club enfant de Petit Monstrou nous a appelé parce qu’il était fièvreux.

Ont alors commencé deux jours de garde alternée au chevet de notre poussin bien malade et très fatigué. Bien entendu nous avons rendu une petite visite au médecin local qui n’en savait pas beaucoup plus que nous…
Notre Monstrou avait les intestins dérangés, plus d’énormes amygdales, la Doctoresse a donc décidé de traiter une gastro-entérite ET une angine.

Mr Poux fort de son expérience médicale a décrété le vendredi qu’il ne pouvait pas s’agir d’une gastro puisqu’il n’avait pas vomi ( kikiki nous a porté la poisse sur ce coup là ?).

Pour éviter  de faire 700 kilomètres en journée et avec une multitude d’autres vacanciers nous avions décidé de rouler de nuit et de partir dès le vendredi soir après un dernier dîner au restaurant. Petit Monstrou avait très peu d’appétit, mais au moins il n’avait plus de fièvre et nous avons usé de beaucoup de diplomatie pour lui faire avaler quelques aliments ( FATAL ERROR).

21H21 nous sommes contents, nous avons réussi à terminer de tout charger et à partir pas trop tard. Nous arriverons à la maison demain matin vers 6H00.

21H41 Voix de Petit Monstroux  à l’arrière : «  Maman ça va pas j’ai envie de vomir »

21H41 et TRENTE SECONDES : SPLASHHHHHHHHH

Evidemment nous sommes en plein virage dans la descente de la station, petit monstrou est en larmes, l’odeur est immonde et Mr Poux cherche désespérément un endroit pour s’arrêter.

On finit par trouver, on s’arrête, l’estomac au bord des lèvres je change et nettoie mon Petit Monstrou et je le réconforte, maintenant que tout le diner est reparti, il ne risque plus rien.

On repart et Mr Poux a le malheur de se réjouir que Grand Monstrou n’ait pas été incommodé par l’odeur et qu’il n’ait pas vomi à son tour. Cinq minutes plus tard, voix de Grand Monstrou «  tu sais Maman, j’ai presque envie de vomir » ( Mais pourquoi est-ce que c’est toujours à moi qu’on s’adresse pour ce genre de nouvelle ?).

Là je frappe Mr Poux ( ben oui c’est de sa faute !) et je supplie Grand Monstrou de se retenir le temps qu’on puisse s’arrêter. La montagne, c’est beau, c’est bien, mais qu’est-ce qu’il y a comme virages !!!

Second arrêt, je saute hors de la voiture pour faire sortir Grand Monstrou et lui faire respirer une dernière fois le grand air des Alpes qui préviendra  très certainement  un second dîner expulsé sur nos sièges de voiture. OUF , Grand Monstrou se sent mieux, on repart.

Nous roulons pendant au moins une demi-heure quand …RESPLASHHHHHHH  ce coquin de Petit Monstrou avait encore des choses dans l’estomac.  Heureusement, il reste une tenue de rechange, nettoyage, essuyage, consolage  (consolation ? Consolement ? console DS ?)et hop nous voilà repartis.

C’est là que Mr Poux qui n’en a jamais marre de nous porter la poisse annonce ironiquement « jamais deux sans trois » avant de se planquer derrière son volant, arguant que je ne peux pas le frapper puisqu’il conduit ( Alors là, tu ne perds rien
pour attendre Mon Poux chéri !) 
.

Ce n’est pas trois, mais plutôt cinq renvois en tout, que nous aurons épongés cette nuit là. Nous avons fait 700 km dans une odeur insoutenable, malgré le désodorisant de voiture que j’avais vainement vaporisé. Désodorisant que je peux maintenant jeter puisque, pour mes narines, il est définitivement associé à une odeur de vomi.

Par contre, puisqu’il faut bien positiver, l’avantage de conduire avec l’estomac au bord des lèvres, en se demandant si on ne va pas nous aussi, être malades, c’est qu’on ne s’endort pas au volant ! On passe tellement de temps à serrer les lèvres en déglutissant bruyamment qu’on ne sent pas du tout le sommeil venir.

Un retour assez éprouvant donc, d’autant que Petit Monstrou a été bien malade pendant plusieurs jours, histoire que je fasse la rentrée des classes complètement crevée ! Ca n’est pas bien grave puisque maintenant
qu’ils sont à l’école tous les deux, je vais, comme chacun sait, passer encore plus de temps les doigts de pieds en éventail (sport favori des femmes au foyer n'est-ce pas Céline !).

Est-ce que l’an prochain on suivra le conseil de M.Kine : on part sans les enfants ?

Est-ce qu’on les fera  jeûner tous les deux, trois jours avant le retour ?

Ou alors l’été prochain ce sera le tour de Mr Poux… ( niak niak à mon tour de jouer avec les suppositions qui portent la poisse !).

lundi 7 septembre 2009

Une soirée aux urgences.

L’an dernier, des problèmes intestinaux ayant dépassé les compétences de ma doctoresse adorée, j’ai du me rendre aux urgences.


N’étant pas non plus à l’agonie, j’ai assuré les bains et le dîner des Monstroux avant de les confier à Mr Poux en lui disant « ne m’attends pas, ce genre d’endroit on sait quand on y part mais pas quand on en revient ». ( si j’avais su…)

Une fois là-bas, j’ai été très étonnée d’être reçue au bout d’une demi-heure !


SAUF qu’il ne s’agissait que d’un ( charmant) aide-soignant qui ne pouvait rien faire du tout à part me faire allonger dans une pièce, à peine plus grande qu’un placard, pour attendre qu’un médecin soit disponible.


Pas grave, je suis équipée, j’ai mon ordi ( z’auriez pas la wifi ?), des bouquins et puis je suis mère au foyer donc j’ai des tonnes de patience en moi !


N’empêche que, je ne sais pas si c’est le vert sauterelle des murs de mon placard ou le stress de l’hôpital, la douleur est de retour et de plus en plus forte.


L’aide-soignant passe la tête par l’entrebâillement de la porte pour voir si tout va bien … « Mais bien sûr que tout va bien, je suis juste venue passer ma soirée aux urgences parce qu’il n’y avait rien à la télé » Non mais sincèrement, on pourrait peut-être former un peu le personnel dans leurs compétences de communication c’est dingue ça !


Alors, non justement ça ne va pas très bien, j’ai de plus en plus mal et là, maintenant, ça fait une heure trente que je suis là, est-ce qu’on pourrait m’ausculter pour EVENTUELLEMENT commencer à me soigner, au mieux à me soulager ? (à ce stade de l’aventure, j’ai encore un poil de diplomatie et de politesse ).

Après deux heures d’attente dans mon placard, je suis enfin auscultée par un médecin, un vrai ( en tout cas c’est marqué sur sa blouse) qui penche pour un problème de vésicule et se montre tout de suite très rassurant ( sgroumpf): « on va vous
faire une radio et si c’est ça, hop on vous l’enlèvera demain ».


Mais ça va pas la tête !?! J’y tiens moi à ma vésicule, je ne suis pas venue là pour qu’on me coupe un truc !! D’autant plus que je sais de source sure que sans vésicule on ne peut plus manger de chocolat et ça pour moi, ce serait dramatiiiiiiiiiiiiique !


Avant la radio de ma « pauvre-petite-vésicule-que-le-vilain-docteur-veut-me-piquer » on me fait une prise de sang pour
vérifier que je ne suis pas enceinte ! Ne vous fatiguez pas les gars, c’est mon premier jour de « trucs ». Ah, mais justement ce ne sont peut-être pas de vraies règles mais une grossesse extra-utérine, une fausse couche, etc. En gros ils n’ont absolument aucune idée de ce que je peux bien avoir, mais comme la procédure dit « pas de radio sans test de grossesse négatif » on me laissera attendre encore une heure trente pour les résultats.


Là j’avoue que je perds un peu patience, je n’ai plus 18 ans et je SAIS qu’il est absolument impossible que je sois enceinte. Rien n’y fait, ni mes arguments logiques, ni mon numéro de mégère pas du tout apprivoisée (c’est là que prendra fin toute ma diplomatie) : « Madame nous devons attendre les résultats de l’analyse sanguine ».

Je le sais maintenant, la frustration et la colère ne sont absolument pas des antalgiques puisque mes douleurs sont à leur comble !

Retour du médecin : « Madame, vous n’êtes pas enceinte, nous allons vous conduire à la radio ». Je n’ai même plus la
force de râler que ça fait deux heures que je leur dis que je ne suis PAS enceinte, j’ai mal et il est tard, je veux rentrer chez moi, dans mon grand lit avec de vrais oreillers, réchauffée et réconfortée par Mr Poux.

Le radiologue prend pitié et signale au médecin que j’ai vraiment l’air d’avoir mal, on m’administre donc un calmant le temps d’étudier les radios. N’étant absolument pas coutumière de ce genre de substance je plane instantanément… je suis quasiment certaine qu’il y a des « bètes » dans la bouche d’aération au dessus de moi mais je n’ai pas la force de me relever pour essayer de les écrabouiller. L’aide soignant repasse, c’est rigolo il ne parle plus du tout comme avant, d’ailleurs je ne comprends absolument rien à ce qu’il me demande, je hoche la tête pour acquiescer. Plus vite je lui montre que je suis d’accord avec lui, plus vite il me laissera DORMIIIIIIIIIIIR.

Une heure trente du matin, le médecin a enfin eu le temps (!!!) d’examiner mes radios, la bonne nouvelle c’est que ma vésicule va bien ( chouette ça s’arrose non ? z’auriez pas une coupette ?hipsss). La mauvaise c’est que du coup il n’a aucune
idée de ce qui me tort ainsi les boyaux, et souhaite me garder « pour la nuit ». C’est là que je comprends pourquoi ils m’ont droguée ( traitres), je suis incapable de me défendre et de dire que puisqu’on ne va rien me faire cette nuit
autant rentrer chez moi et revenir demain.


On me roule telle une grosse pomme de terre jusqu’au service Gastro-entérologie, je suis totalement avachie, ma langue a pris la taille de celle d’un éléphant et une infirmière se sent obligée de me déshabiller (GARGLLL) pour me mettre au lit.


La puanteur de la chambre est insoutenable, je vais finir par avoir des nausées et ces abrutis gentils médecins vont prendre ça pour un nouveau symptôme. Je ne peux PAS rester ici, mes narines vont exploser ou je vais mourir d’asphyxie. Il faut que je sorte ! Péniblement je me rhabille, malgré la perfusion branché sur mon bras gauche, je prends toutes mes affaires et je sors dans le couloir.


HORREUR , ma chambre est juste devant le poste des infirmières qui me dévisagent et me demandent où je vais. Je palpe mes clés de voiture dans ma poche, j’esquisse un sourire et je leur ment « je vais fumer une cigarette, ça fait des heures que je suis là et que je n’ai pas fumé ».


(J’ai dit à mes Monstroux que je serais là à leur réveil, il FAUT que j’y sois !)


« Vous êtes sure que c’est une bonne idée, il y a à peine 10 mn vous ne pouviez même pas vous déshabiller ? »


« oui oui, ça va mieux regardez je me suis même rhabillée » dis-je en tripotant compulsivement mes clés .


Le couloir est d’une longueur phénoménale, je suis ralentie par ma perfusion que je dois rouler près de moi sans emmêler les fils. Je trouve l’ascenseur, je descends, je sors enfin et là, je me retrouve devant l’hôpital mais pas du tout à l’endroit par lequel je suis arrivée. Il y a des parkings tout autour, j’ignore totalement où j’ai bien pu garer ma voiture, la cigarette
me tourne la tête, je vais m’asseoir et réfléchir un peu.


Bon, finalement je ne me sens pas si en forme que ça, rien que l’idée d’arpenter tous les parkings à la recherche de ma voiture, me fatigue. Cette cochonnerie de calmant doit encore faire effet car, ma dose de nicotine absorbée, j’ai même des doutes quand à ma capacité de remonter jusqu’à ma chambre.


Comme en plus, je suis partie avec l’idée de ne pas y revenir, je n’ai absolument pas repéré où j’étais. Dodelinant, un peu sonnée, je remonte dans l’ascenseur, trouve l’étage de mon service et je regagne péniblement la chambre que l’on m’a attribuée.

Ça sent toujours aussi mauvais, c’est normal apprendrai-je le lendemain, la petite Mamie à côté est là pour une occlusion intestinale, on lui a administré un traitement pour l’aider. Moi ça ne m’aide pas du tout du tout car la Mamie est devenue une véritable machine à gaz ! Je m’endors en me promettant que dès le lendemain je rentrerai chez moi !

Mais ça c’est une autre histoire…

jeudi 3 septembre 2009

La couleur du stress.

Si le stress était coloré, visible à l’œil nu, on aurait pu en voir des nuages entiers dans les diverses classes de la maternelle ce matin.


Qu’il soit enfantin ou parental, le stress était partout, même chez les « grands » qui alternaient entre l’inquiétude de la
nouvelle classe et l’impatience de retrouver les copains.

De quelle couleur serait le stress s’il en avait une ? Rouge c’est pour la colère, vert la rage, bleu la peur, blanches sont les nuits passées à s’angoisser pour ses enfants (et elles sont nombreuses). Jaune c’est le rire un peu coincé d’une Maman qui va laisser son dernier « petit » et qui lui dit que tout va bien se passer alors qu’il a clairement des idées noires !


C’était mon cas ce matin, après six mois passés à attendre THE fameuse rentrée de Petit Monstrou, j’ai eu bien du mal à le laisser commencer sa nouvelle vie, oublier les jupes jeans de Maman et entrer de plein pied dans la mini société qu’est l’école.


Rien qu’en entrant dans la classe, la tension était palpable, les parents un peu figés, ne sachant comment laisser leur enfant en larmes dans ce lieu  hostile inconnu. Petit Monstrou lui, depuis deux ans qu’on emmène et qu’on récupère son frère connait bien l’école, les enseignantes et même certains enfants. Ça ne l’a pas empêché de s’agripper à moi à m’en faire mal au cou lorsqu’il s’est rendu compte que beaucoup d’enfants pleuraient.

Heureusement Mr Poux était là ( Nell, arrête de dire qu’il est formidable c’est quand même la moindre des choses pour la première rentrée de son fils !). Grace à ses bras musclés ( rooo la fayote ) il a réussi à décrocher la mini sangsue petit monstrou de mon cou, et a plaisanté avec lui pendant que je fuyais ( lâchement) verser ma petite larme dans le couloir.


Bon, mais de quel couleur est donc le stress ? Ca ne peut pas être orange qui est une couleur de joie, d’été et de dynamisme, peut-être un violet sombre, comme parfois se teinte le ciel avant un gros orage. Car après tout quand on ressent un gros stress, c’est souvent annonciateur d’un « orage » dans notre vie.

En tout cas c’est le rose qui primait sur les joues de mon petit bonhomme lorsque je l’ai récupéré à midi,
et quel bonheur de l’entendre dire dans la voiture « mais je vais y retourner QUAND à l’école » ? Un soupçon d’impatience dans la voix.

vendredi 28 août 2009

Bientôt la rentrée !

Et qui dit rentrée dit bonnes résolutions. J’ai fait grève en janvier mais, le mois de septembre, une nouvelle année scolaire pour mes loulous, tout ça me donne envie de prendre ( suivre ?) de bonnes habitudes.


Alors déjà, il sera hors de question que l’on parte à l’école en vitesse sans avoir rangé le petit déjeuner ( quoi ça ne vous est jamais arrivé ? menteuuuuuuuuses).


Règle numéro 1 : quoi qu’il arrive, lorsque nous quitterons la maison, il n’y aura plus ni sur , ni sous la table aucune trace du petit déjeuner.


En pratique ça donne : je suis en train de ranger pain beurre et autres aliments lorsque Grand Monstrou veut faire rire son frère en faisant des bulles avec son jus de fruit et PAF il en renverse partout.


Abandon du rangement pour changer intégralement la tenue de Grand Monstroux (mais pourquoi est-ce que je repasse sincèrement ?) , brosser vite faire toutes les dents ( sauf les miennes) et arriver in-extrémis à l’école.


Là, on tombe bien sûr sur THE wonder Mommy, toujours impeccablement maquillée,toujours à la mode et dont l’intérieur est nickel chrome même à 9H10 alors qu’ELLE , elle travaille ! ( A mon avis, ils vivent dans la caravane au fond du jardin et n’ouvrent la maison que lorsqu’il y a des invités).


Mince, c’est mon tour de l’inviter à boire un café… il y a une énorme flaque de jus d’orange sous la table, j’ai une haleine de croquette pour chien  et j’ai enfilé vite fait un des tee-shirts que je portais pendant la grossesse de Petit Monstrou.


Parfait, elle va encore se demander comment je me débrouille, pour être une femme au foyer si mal organisée !


Je me planque dans la foule de Mamans et j’évite Wonder Mommy, si elle m’a vue elle va penser que non seulement j’ai une dégaine pas possible mais qu’en plus je suis une pimbèche !


Ah ça commence bien la rentrée … c’est quand les vacances ?

mardi 25 août 2009

Le ballet des vacanciers.

Lorsqu’on a la chance de rester deux semaines en village de vacances, il y a une journée à ne pas rater, c’est le chassé-croisé des vacanciers.

Il y a ceux qu’on a cotoyé toute la semaine, qu’on salue dans leur voiture lors de leur départ et qui ont déjà le regard des gens  qui ont une looonnngue route devant eux.

Ceux qui s’engueulent parce que  «  ça rentrait à l’aller et ça ne rentre plus au retour ».

Il y a les adieux éplorés des ados qui ont passé une semaine ensemble et se quittent très certainement pour toujours.

Et puis arrivent les nouveaux, et la Mr Poux est aussi peste que moi ( si c’est possible) et nous adorons observer, pronostiquer et même un peu «  dauber » ( expression apprise à Chambéry qui signifie : critiquer, faire sa mauvaise langue).

Cette année, je dois dire que le soir des arrivées, on ne s’est pas ennuyés !

Il y a d’abord eu la famille toute rose, la maman, le grand garçon et le plus «  flashy » : le papa en maillot publicitaire
rose fluo !

Il y a les épuisés, visages fermés, impatients de prendre possession de leur chambre pour se remettre du voyage.

Et puis au restaurant il y a les anxieux, ceux qui se servent immédiatement l’entrée, le plat de résistance et le dessert, des fois qu’il n’y en ait pas pour tout le monde. Bien sur, il n’y a pas assez de place sur leur table pour tout cela, mais les voilà rassurés, au moins ce soir ils mangeront à leur faim !

Et alors le top du top c’est ma rencontre hallucinatoire avec une vacancière légèrement aigrie…

Elle m’accoste pour partager mon banc de «  fumeurs » et nous échangeons les banalités d’usage sur le fait que «  rooo c’est pas bien du tout de fumer ». Là (grosse erreur) je lui dis que la dernière fois que j’avais arrêté de fumer
j’avais failli divorcer.  Réponse : « ha ben je vais pouvoir arrêter puisque je divorce » ( oupss j’ai encore gaffé). Je suis prête à m’excuser pour mon impair lorsqu’elle m’explique : «  je suis venue avec mon mari mais tout est prévu pour mon déménagement le lendemain de notre retour, il n’est pas au courant ça lui fera les pieds ».

Je suis bien contente d’être assise parce que je n’étais pas du tout préparée à ce genre de discours.

Elle continue «  en plus, il a été hyper collant sur l’autoroute, des bisous, des calins beurkkk ». Je plaisante en lui disant qu’il va profiter des vacances pour abuser des siestes crapuleuses…

«  pas possible me dit-elle, j’ai mes «  trucs »  j’ai amené un stock de mercurochrome pour mettre sur mes tampons, ça va durer huit jours, c’est bête hein » !

Depuis ce soir là, chaque fois qu’elle me croise elle me fait la bise et me raconte des horreurs sur son pauvre mari qui ne se doute de rien.

Bien entendu j’ai tout raconté à Mr Poux qui m’a prévenue, comme ici tout le monde mange avec tout le monde : il est hors de question qu’il joue la comédie devant le « pauvre » homme.

Lui a été très choqué par l’hypocrisie du séjour de vacances juste avant de se « barrer », moi j’ai juste trouvé ça très cocasse…  Solidarité masculine pour lui ou déformation professionnelle pour moi avec le plaisir de rencontrer des « personnages » pour mon blog ?
 
Va savoir ...

vendredi 14 août 2009

La laborantine est une cochonne !


Ce matin, suite à un petit souci de cuir chevelu, je suis allée au laboratoire me faire « gratter la tête » pour analyser ce qui fait tomber mes ( jolis) cheveux et me démange constamment ( non ce ne sont pas des poux, un Mr Poux me suffit !).

Je n’avais pas spécialement envie d’y aller, ça fait d’ailleurs une semaine que je repousse et j’avais bien raison : il n’y avait rien d’agréable dans cette procédure.

Le seul truc « sympa » c’est lorsque la laborantine à fermé le volet et m’a annoncé qu’elle allait me kidnapper ( humour de biologiste). Grand fan des experts j’ai compris tout de suite qu’elle allait sortir la « lumière bleue » et là, mon esprit tordu s’est de suite félicité de n’avoir pas honoré Mr Poux d’une petite « gâterie » ce matin là :-)

En effet, j’ignore ce que la laborantine cherchait dans mes cheveux avec sa lampe à UV mais je sais que (merci TF1 ! Roo je n’aurais jamais cru écrire ça un jour !) sur les cadavres, qui peuplent la plupart des séries américaines, elle sert à révéler la « semence masculine » ( c’est bien dit hein !!).

Comme je ne voyais rien sur ma tête ( forcément) j’ai regardé autour de moi et que vois-je sur la blouse de la laborantine à l’air si sérieux, si sage : une énorme tache fluorescente. Bien entendu je me suis abstenue de pouffer ou de demander à la jeune femme si elle s’entendait bien avec son patron !

D’autant plus que, toujours grâce aux experts, je sais que certains sodas ainsi que le jus de citron sont révélés par ces lampes . Ceci dit, je suis repartie d’humeur moqueuse, après tout la vilaine m’avait fait souffrir, il n’y avait pas de raison que je lui accorde le bénéfice du doute. J’ai donc décidé que cette laborantine était une cochonne !

N’est-ce pas ainsi que l’on démarre une rumeur ?

jeudi 13 août 2009

Comment stresser en vacances : la suite

Deux heures du matin, nous finissons par nous coucher,l’ambiance n’est évidemment pas aux galipettes, d’autant plus qu’il fait si chaud qu’on en regrette presque la « clim » Tunisienne.


La nuit est courte et c’est tant mieux car je la passe à imaginer ma « voiture-à-moi » écrabouillée par un engin démoniaque de la casse ou mieux, je nous vois tous les quatre sur le bord de la route en train de faire du stop pour arriver dans les Alpes.


Le lendemain, j’ai la totalité des boyaux noués entre eux, et la nausée toutes les trente secondes, on somatise comme on peut, chez moi tout part dans le ventre : la journée commence bien !


J’appelle l’assistance pour faire remorquer le «  grand blessé » au garage, il y aura un supplément car le garage est loin : ce n’est pas grave, on n’est plus à ça prés!


Hop, mon interlocutrice va raccrocher pour contacter le dépanneur quand elle me dit «  ha non attendez, il faut que le garage de destination donne son accord pour accueillir votre véhicule ».


PFFFF ça ne correspond pas du tout à notre plan ça, mais je n’ai pas le choix, je les appelle de ma voix la plus douce et diplomate possible. Le monsieur au téléphone n’est pas désagréable mais il ne pourra pas regarder ma voiture avant le milieu de la semaine prochaine, je peux tout de même la faire remorquer chez eux (on comprendra plus tard pourquoi !).


Cette fois c’est sûr, nous ne partirons pas dans les Alpes avec le Chrysler, « QUIQUI » va flinguer le budget vacances en louant une voiture pour deux semaines ? C’est nouuuuusss !


Pas le temps de se morfondre, le dépanneur arrive et charge notre Chrysler sur son camion. Nous  embarquons dans la voiture de Phil pour parler «  en direct » avec le garagiste et pourquoi pas, le convaincre de jeter un œil à notre voiture tout de suite.


Nous arrivons avant le dépanneur, je me rends à l’accueil bien décidée à jouer la «  blonde effarouchée » pour amadouer tout individu qui pourrait sauver mes vacances ET ma voiture. Pas de pot, je suis brune et  ma mine de papier mâché ( ben oui la nuit a été courte) est loin de séduire le sbire peu aimable qui m’écoute d’une oreille distraite.  Est-ce qu’un petit renvoi sur son comptoir tout propre l’amadouerait plus ? Dans le doute, je m’abstiens et ressors  paniquée, pour annoncer à Mr Poux que ce n’est pas gagné ! 


Après tout, ce monsieur serait peut-être plus compréhensif avec un interlocuteur du même sexe, Mr Poux ne pourrait-il pas aller lui faire les yeux doux ?  Il refuse ! Qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même si on ne nous répare pas notre voiture aujourd’hui !


De plus, j’ai compris pourquoi personne ne pourrait ausculter ma voiture avant le milieu de la semaine prochaine, la « garde » d’un véhicule coûte 49,97 euros par jour ! A ce prix là, ils ont intérêt à  lui servir des croissants et du champagne tous les matins !


La voiture est arrivée, nous retournons à l’accueil, négocier avec le «  sbire » qui s’est transformé en personne charmante et nous annonce «  c’est juste une durite de turbo qui s’est dévissée, on va vous remettre ça et vous repartirez avec votre véhicule ».


HAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa et bien voilà, ma voiture nous faisait une petite déprime et elle a «  pété une durite », elle a surement eu peur qu’on fasse comme pour la Tunisie et qu’on parte sans elle ! Et bien nous aussi avons bien cru partir sans elle !


Le garagiste, décidément de plus en plus charmant, ajoute : « elle est comme neuve votre voiture, on ne va tout de même pas gâcher des vacances pour une petite durite dévissée ! »


Ravis de savoir que le Chrysler est supposé rouler encore 70 000 kilomètres, nous repartons le cœur léger pour rejoindre les monstroux avec seulement une quinzaine d’heures de retard.


Tout est bien qui finit bien, est-ce que quelqu’un pourrait avertir mon estomac et ses sucs acides ?